Alors que le Stade Toulousain, qui vient de décrocher un quatrième bouclier de Brennus consécutif, va connaître d'ici au mardi 7 juillet les éventuelles sanctions prononcées par la commission de discipline...
l'essentiel Alors que le Stade Toulousain, qui vient de décrocher un quatrième bouclier de Brennus consécutif, va connaître d'ici au mardi 7 juillet les éventuelles sanctions prononcées par la commission de discipline indépendante pour des infractions présumées au règlement du salary cap, Yann Roubert, le président de la Ligue nationale de rugby, s'est exprimé sur la situation du club "rouge et noir" qu'il considère comme une "formidable locomotive".
L'attente touche à sa fin. Auditionné le 26 mai par une commission de discipline indépendante pour des dépassements présumés du plafond du salary cap lors des saisons 2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025, ainsi que des "manquements à l'obligation générale de transparence et de coopération" de 2021 à 2025, le Stade Toulousain va bientôt être fixé sur son sort.
Quelques jours après avoir décroché, face à Montpellier, un quatrième sacre de rang en Top 14, le club présidé par Didier Lacroix s'expose en effet à une amende record de près de 5 millions d'euros. "Je pense que c'est le maximum potentiel", déclare ce vendredi 3 juin Yann Roubert, le président de la LNR, dans une interview accordée à Midi Olympique.
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"C'est à la commission de discipline, qui est évidemment indépendante, de graduer la sanction s'il doit y avoir sanction. S'il y a eu manquement, et le cas échéant, qu'est-ce que cela mérite ? Elle rendra bientôt sa décision", lâche l'ancien président de Lyon.
Comme lors de l'entretien qu'il avait accordé à La Dépêche du Midi au début du mois de juin, le boss de l'instance en charge des championnats professionnels du rugby français a réaffirmé tout le bien qu'il pensait du Stade Toulousain, de nouveau sacré. "Toulouse est un beau champion de France et une formidable locomotive pour le rugby français, livre-t-il. Quatre titres à la suite, cela ne doit rien au hasard : c'est le fruit d'une culture du jeu, d'une culture de la victoire, d'une formation de joueurs et d'un staff talentueux."
Interrogé sur le lien entre cette domination et la succession de dossiers impliquant le club le plus titré du rugby français autour du salary cap (au sujet du transfert de Cheslin Kolbe à Toulon ou de la venue de Melvyn Jaminet de Perpignan, et désormais du contrat d'Anthony Jelonch), Roubert tient à ce que la distinction soit faite entre le terrain et les coulisses.
"Ce sont deux choses différentes et il est important de reconnaître la qualité exceptionnelle du Stade Toulousain. Cela est absolument indéniable et bravo à eux. On peut donc reconnaître cette qualité exceptionnelle sans affaiblir un principe essentiel : aucun club, même le champion, ne peut être placé en dehors du cadre commun."
Et d'insister : "Ce sont deux choses différentes et il est important de reconnaître la qualité exceptionnelle du Stade Toulousain. Cela est absolument indéniable et bravo à eux. On peut donc reconnaître cette qualité exceptionnelle sans affaiblir un principe essentiel : aucun club, même le champion, ne peut être placé en dehors du cadre commun."
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Désormais, il n'y a plus qu'à patienter au maximum quatre jours pour savoir si le Stade Toulousain s'en est affranchi. Et, surtout, dans quelles proportions.