Condamné à une amende record de 2,88 millions d’euros pour plusieurs infractions au salary cap, le Stade toulousain fait toujours parler. L’ancien ailier anglais Chris Ashton a réagi sans détour, évoquant des montants...
l'essentiel Condamné à une amende record de 2,88 millions d’euros pour plusieurs infractions au salary cap, le Stade toulousain fait toujours parler. L’ancien ailier anglais Chris Ashton a réagi sans détour, évoquant des montants "gigantesques" pour le rugby.
Le Stade Toulousain va entendre parler longtemps de sa dernière condamnation. Le 3 juillet dernier, la Ligue nationale de rugby (LNR) a infligé au club haut-garonnais une amende de 2,88 millions d'euros à l'issue d'une procédure portant sur plusieurs infractions au règlement du salary cap.
La commission de discipline a estimé que les Rouge et Noir avaient dépassé le plafond salarial autorisé lors des saisons 2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025. Elle leur reproche également plusieurs manquements à leur obligation de transparence et de coopération au cours de la période 2021-2025. Une décision lourde de conséquences pour le champion de France, qui devra désormais composer avec cette importante sanction financière.
Cette affaire dépasse largement les frontières du rugby français. Interrogé par Casino.org, l'ancien ailier international anglais Chris Ashton (44 sélections) a réagi à cette sanction en soulignant l'ampleur des sommes en jeu. "Les sommes évoquées paraissent gigantesques à l'échelle du rugby. Si j'étais propriétaire d'un club et que ces chiffres étaient exacts, j'attendrais de mon équipe qu'elle remporte absolument tous les trophées possibles", estime l'ancien joueur.
Pour Ashton, cette affaire rappelle surtout les difficultés traversées ces dernières années par le rugby anglais. Les faillites de plusieurs clubs historiques, comme les Wasps, les Saracens ou encore les London Irish, restent dans toutes les mémoires. "Nous avons vu ce qui est arrivé à plusieurs clubs anglais. Le modèle doit rester viable sur le long terme. Nous devons proposer une compétition dans laquelle les investisseurs ont envie de s'engager, qui inspire confiance et qui ne donne pas l'impression d'être constamment menacée par des dépenses excessives", poursuit celui qui détient le troisième plus grand nombre d'essais inscrits sur une saison de Top 14 avec 24.
L'ancien international reconnaît toutefois que le redressement financier a un coût sportif. "Malheureusement, la reconstruction financière signifie aussi que certains joueurs gagnent moins qu'auparavant, ou que les joueurs de rotation sont davantage pénalisés parce que les effectifs sont moins étoffés. C'est injuste pour eux, mais il faut bien faire des choix quelque part", conclut-il. Un problème que ne semblent pas connaître les joueurs du Stade Toulousain pour l'instant.