Le Stade Toulousain, sacré champion de France pour la 25e fois de son histoire et la quatrième d’affilée, a publié ce samedi 4 juillet un documentaire en immersion sur les phases finales du Top 14 2025-2026. Et...
l'essentiel Le Stade Toulousain, sacré champion de France pour la 25e fois de son histoire et la quatrième d’affilée, a publié ce samedi 4 juillet un documentaire en immersion sur les phases finales du Top 14 2025-2026. Et dévoile une partie des discours du manager.
Une semaine après son quadruplé historique, le Stade Toulousain a sorti sur sa chaîne YouTube un film "inside" (Back4Back, la conquête du 25e Brennus) de près d'une heure sur les coulisses des phases finales. Des images inédites du groupe entre Toulouse, Marseille et Paris, rythmées par les discours d'Ugo Mola. Au cours des semaines d'entraînement, mais aussi lors des causeries d'avant-match.
À Marseille, avant de quitter l'hôtel pour le Vélodrome, et après avoir indiqué qu'il n'avait "pas besoin de (s)e chercher des adversaires ailleurs qu'à l'intérieur de notre groupe", le manager, debout au milieu du cercle formé par ses joueurs, a ainsi insisté sur le contexte environnant : "Oui c'est une demi-finale, oui c'est une énième demi-finale, oui tout le monde veut nous crever, oui l'histoire du club... Ok, allez, allez, laissons-les parler, laissons-les écrire. Tout le monde a morflé ici, tout le monde a été critiqué. Mais ça, c'est la vie les gars. C'est la vie."
Avant de mettre l'accent sur l'aventure humaine de ce groupe : "Il y a une chose qu'ils ne pourront pas nous enlever, c'est ce qui se passe là. Personne ne nous l'enlèvera. Gagnant, perdant, personne ne nous l'enlèvera. [...] Et aujourd'hui, on a un putain de grand match à faire (il le répète). Mais pour ça les gars, il faut que chacun d'entre vous joue son meilleur rugby. On a besoin aujourd'hui que chacun d'entre vous joue son meilleur rugby. OK ?"
Quelques heures avant d'étriller le Racing 92 (71-17), il avait conclu sur la nécessité de ne pas se tromper dans la manière d'aborder la rencontre : "Je terminerai par une chose, une seule chose : le génie et le talent les mecs, le génie et le talent, ça sublime parfois le combat. Si on met le combat en un, le talent, le génie que vous avez parfois, la cohésion qu'on a entre nous, les moments qu'on a vécus entre nous, émergeront, ressortiront. Mais si on ne met pas le combat d'abord, si on ne met pas l'intensité d'abord, on se raconte des histoires. Combat un, et après, laissez parler votre rugby (il répète deux fois). Et envoyez-vous, laissez parler votre rugby, prenez du plaisir, éclatez-vous, jouez le rugby du Stade Toulousain, ce pourquoi vous êtes là et ce pourquoi vous méritez, encore une fois, d'aller jouer une putain de finale. Bon match les gars !"
Revenus dans la Ville rose pour préparer la finale, le moral gonflé à bloc, les "rouge et noir" ont entamé la préparation du dernier match de la saison face à Montpellier en étant maintenus sous pression par leur boss. "On ne freinera qu'à l'arrivée en gare, on freinera à la fin. Et je pense même que pour certains d'entre vous, vous êtes capables d'accélérer après. Donc on freinera à la fin. Il n'y a pas un mec qui effleure le frein, on fait tout à fond !", adressa-t-il à son groupe au cours d'une réunion en salle.
Avant de recommencer sur le terrain : "Il faut qu'on fasse une finale stratosphérique. La demie à 70 points, si on a craché tout avant, c'est qu'on s'est raconté des histoires. La demie à 70 points, c'est un mensonge, c'est un mensonge. La réalité, c'est l'équipe qui va cogner, et vous le savez, une finale, ça cogne très fort. Et il y a des mecs qui vont se sacrifier."
Partis sur Paris le jeudi, soit un peu plus de 48 heures avant le coup d'envoi de la finale, les Toulousains ont ensuite eu droit à un petit mot de Mola lors de la traditionnelle "bière du président". "Pour beaucoup d'entre vous, vous serez une génération, et peut-être la génération la plus prolifique du club. Ce club est plus grand que tout, vous le savez. Et on est tous de passage. Mais il y a des gens qui, de passage, marquent le club un peu plus que les autres. Vous faites partie de ceux-là."
Avant une dernière causerie, à quelques heures du rendez-vous face au MHR, plus offensive : "Vous êtes les mecs qui dérangent, vous êtes les mecs que tout le monde a envie de battre, vous êtes les mecs, l'équipe, qu'on fout comme sur un mur à trophée. Vous le voyez quand les mecs nous battent, vous voyez comment ça se passe. Mais ça, c'est accessoire aujourd'hui. Tout le monde nous promet plein, plein, plein de choses sauf qu'il n'y a qu'une chose qui se gagne en finale, c'est quand les mecs que vous êtes, les joueurs que vous êtes, ne pensent qu'au présent. La gloire, l'histoire, les palmarès, ça ne s'écrit qu'après la victoire. S'il y en a un d'entre vous qui a plus réfléchi à ce qui allait se passer après, qui a plus réfléchi à la soirée, qui a plus réfléchi au quadruplé, on se plante."
Et de recentrer les débats sur le collectif : "La seule chose qu'on doit mettre en avant ce soir, ce n'est pas un joueur, ce n'est pas un membre du staff, ce n'est pas le président, c'est un putain de club. Un putain de club. Il n'y a que ça à mettre en avant. Et on sera tous fiers d'avoir été dans ce putain de club toute notre vie, à s'en foutre les poils toute notre vie. Mais pour ça les gars, soyez fiers de ce que vous êtes, soyez fiers de ce que vous êtes capables de faire et jouez-moi au rugby. Faites un putain de grand match, un grand match, et surtout pensez à une chose, une chose qui doit vous obséder : le moment présent. Le reste, on s'en cogne. Le moment présent ! Et je vous promets qu'après, on s'occupera du reste [...] Parce qu'il faut rêver la vie mais nous, on veut rêver le moment présent. Rêve éveillé les mecs ! Rêve éveillé ! OK ? Bon match !"