Remplaçant lors de la finale du Top 14 gagnée face à Montpellier, samedi 27 juin au Stade de France (28-20), Thomas Ramos avait manqué la demi-finale en raison d’un problème musculaire. Honnête, il n’avait pas voulu...
l'essentiel Remplaçant lors de la finale du Top 14 gagnée face à Montpellier, samedi 27 juin au Stade de France (28-20), Thomas Ramos avait manqué la demi-finale en raison d’un problème musculaire. Honnête, il n’avait pas voulu s’imposer coûte que coûte dans le groupe pour Marseille. Le Stade Toulousain dévoile les coulisses de ce moment fort lors de la préparation du match contre le Racing 92.
Son forfait avait été l'un des faits marquants de la semaine avant la demi-finale à Marseille face au Racing. Il avait d'ailleurs été officialisé par Ugo Mola au Vélodrome, en conférence de presse, un peu plus de 24 heures avant le coup d'envoi du duel face au Racing 92 sur la pelouse phocéenne. Touché aux ischio-jambiers, Thomas Ramos (52 sélections), compétiteur hors norme et l'un des principaux artisans de toutes les campagnes victorieuses des "rouge et noir" depuis 2019, avait en effet préféré renoncer à ce duel sur les bords de la Méditerranée.
— Stade Toulousain (@StadeToulousain) July 2, 2026Quand Ugo Mola apprenait au groupe le forfait de Thomas Ramos avant la demi-finale face au Racing… \ud83d\udde3\ufe0f \ud83d\udd19
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"Il a eu l’honnêteté, et c’est rare à ce niveau, de confier ne pas se sentir à 100 %, saluait Mola le jeudi 18 juin. Sur les tests qu’on a réalisés, il a estimé que ce serait prendre l’équipe en otage en risquant de sortir au bout de 20 ou 30 minutes de jeu." À bientôt 31 ans, l’arrière ou ouvreur international se connaît parfaitement. Et forcément, à force d’enchaîner les saisons pleines au plus haut niveau, les petits pépins ne sont pas à exclure.
"Quand on voit ce que nous apporte ce garçon, son comportement en phases finales où il a été déterminant sur chaque rencontre, on perd évidemment un joueur qui compte beaucoup pour nous, regrettait Mola. Thomas a enchaîné les saisons, à 27 matchs ou plus, toujours avec des performances intéressantes, et son corps l’a alerté sur le fait que cette rencontre n’était pas pour lui."
Et d’insister : "Il joue en moyenne 27 à 28 matchs par saison depuis le Covid. Sur ces 28 matchs, vous allez me dire, ça n’a rien de rare ramené à 30 semaines de boulot. Mais quand vous voyez l’impact et les semaines qu’il a vécues au niveau international et en Coupe d’Europe..."
Dans un extrait d’un documentaire à paraître sur les phases finales qui viennent de s’achever victorieusement, le Stade Toulousain a choisi de montrer ce moment important de la vie du groupe à travers une causerie de son manager. "À la fin de l’entraînement, je vous donnerai l’équipe et le groupe, introduit Mola. Je ne vais pas vous faire de sentimentalisme à la con mais je vais vous lire un texto pour comprendre l’état d’esprit général de beaucoup d’entre vous mais particulièrement d’un."
Enfilant ses lunettes, le boss du staff dévoile alors un message envoyé par son joueur, remplacé par Blair Kinghorn pour les deux derniers matchs de la saison : "Le doc va t’écrire mais je préfère t’écrire aussi, je ne serai pas apte vendredi. Je crois que ce n’est pas le moment d’être égoïste donc je pense que c’est raisonnable de laisser un joueur qui est à 100 %. Ce serait bais... le groupe de me blesser au bout de 20 minutes."
Et de s’en servir comme d’un levier : "Si on a cet état d’esprit-là, en l’occurrence Thomas, on ira chercher quelque chose. Mais pour ça, il faut qu’il y ait des mecs qui se sacrifient. Ce qui est sûr, c’est qu’il a l’honnêteté de dire : "Je ne suis pas à 100 %, je ne rentre pas dans cette équipe." Parce que pour être dans cette équipe, il faut être à 100 %. Pour être dans cette équipe et gagner les matchs qui comptent, il faut être à 100 %. 100 % investi, 100 % dans l’intensité, 100 % dans la rage de vaincre."
La suite, on la connaît. Ramos fera son retour comme remplaçant pour la finale face à Montpellier et le Stade décrochera son 25e Brennus, le quatrième consécutif. Tout est bien qui finit bien.