Par la voix de leur président Alexandre Garcia, les Jeunes Agriculteurs de l’Aude exigent un accès à l’eau immédiat, la baisse des charges d’exploitation et la réévaluation de l’aide d’État CASI (Canicule Adaptation...
Par la voix de leur président Alexandre Garcia, les Jeunes Agriculteurs de l’Aude exigent un accès à l’eau immédiat, la baisse des charges d’exploitation et la réévaluation de l’aide d’État CASI (Canicule Adaptation Sécheresse Incendie).
Le président des Jeunes Agriculteurs de l’Aude, Alexandre Garcia, tire la sonnette d’alarme. Depuis sa prise de fonction en mars dernier à la tête du syndicat, le viticulteur a vu la situation économique de l’agriculture audoise se dégrader davantage encore. "Je suis très inquiet. Dans l’Aude, beaucoup de jeunes sont en grande difficulté, de nombreuses exploitations sont en liquidation judiciaire, la pression monte de partout !"
Le président pointe "une difficulté accrue pour les jeunes de s’installer et donc un avenir très incertain pour un des poids lourds de l’économie du département". Pour Alexandre Garcia, trois choses sont à corriger en urgence, l’accès à l’eau alors que les agriculteurs subissent sécheresse et baisse des récoltes depuis cinq ans, le poids des charges d’exploitation "avec un État qui nous aide peu" et la réévaluation du fonds de réarmement CASI (Canicule Adaptation Sécheresse Incendie). "Nous avons besoin d’eau aujourd’hui, demain il sera trop tard, et demandons une simplification administrative pour la création de retenues collinaires. Nous souhaitons encore que nos charges d’exploitation, qui s’élèvent entre 8 000 et 10 000 euros par an et par hectare, soient alignées sur celles de nos pays voisins, comme en Espagne ou en Italie où elles sont à environ 6 000 euros. Enfin, nous déplorons un fonds CASI insuffisant pour arrêter l’hémorragie. L’Aude n’a obtenu que 2,1 M d’euros toutes filières confondues."
Alexandre Garcia insiste par ailleurs sur le fait que le recul des surfaces agricoles, "avec 10 000 ha de vignes arrachés ces deux dernières années et des exploitants qui hésitent à semer et donc à mettre des terres en jachère", est une très mauvaise chose au regard du risque incendie élevé dans le département, "et qui dit jachère dit incendie".
Bref c’est un "appel d’urgence" que lancent les Jeunes Agriculteurs de l’Aude aux autorités compétentes.