À 2 h de Paris, une station balnéaire retrouve la lumière sur la Côte Fleurie, entre Deauville et Cabourg, avec ses villas Belle Époque et sa plage familiale. Falaises des Vaches Noires, animations et musée Paléospace y promettent un été normand au charme plus discret qu’il n’y paraît.
À deux heures de route de Paris, sur la Côte Fleurie, cette destination s’impose cet été comme la station balnéaire normande à redécouvrir. En effet, coincée entre Deauville et Cabourg, cette commune du Calvados a gardé l’allure d’un village Belle Époque, avec plage de sable, cabines de bois et villas tournées vers la Manche. Créée en 1856, la station fête ses 170 ans en 2026 et met en scène son patrimoine à travers animations et journée Belle Époque, rappelle le site d’information régional Média Normandie. Entre patrimoine balnéaire protégé, falaises des Vaches Noires et musée Paléospace dédié aux dinosaures normands, elle incarne le renouveau des stations historiques : un mélange de charme rétro et d’expériences nature qui pourrait bien détourner cet été une partie des Parisiens de Deauville.
La station balnéaire normande à 2 h de ParisSituée sur le littoral du Pays d’Auge, à 2 h de Paris la station compte à peine 2 700 habitants, ce qui lui donne des airs de grand village en bord de mer. Depuis Paris, on y arrive en environ deux heures par l’A13 ou en train jusqu’à Deauville-Trouville, puis en bus ou taxi, détaille le média Paris Secret, qui y voit une alternative aux destinations "vues et revues". Sur place, la grande plage de sable fin bordée d’une digue-promenade est surveillée de mai à début septembre et labellisée Handiplage, indique l’organisme touristique Normandie Tourisme, tandis que le méridien de Greenwich matérialisé au sol coupe littéralement le front de mer en deux.
Une Belle Époque préservée qui fête ses 170 ansLa ville balnéaire naît vraiment quand l’architecte Félix Pigeory et l’écrivain Pierre-Michel-François Chevalier, dit Pitre-Chevalier, achètent des terrains autour du bourg pour dessiner une cité nouvelle face à la Manche, raconte le journaliste Jean-Christophe Guillaumin pour le site spécialisé Figaro Nautisme.
Casino, établissement de bains, villas de briques aux boiseries de pitchpin et cabines de plage blanches donnent son esthétique Belle Époque, bientôt complétée par la grande église Saint-Martin de style néogothique. Classée, la station a vu ses villas protégées des démolitions et de la bétonisation massive des années 1970, ce qui lui vaut aujourd’hui un quartier historique remarquablement préservé, coincé entre falaise et anciens marais.
Falaises des Vaches Noires et Paléospace, le duo nature-sciencesÀ l’est de la plage, les falaises des Vaches Noires ferment l’horizon sur près de 5 km, avec des parois qui atteignent 100 m entre Villers-sur-Mer et Houlgate. Ce site naturel classé, mis en avant par cet organisme régional, se parcourt à marée basse le long du sable, parmi les blocs sombres où George Sand fait se réfugier Clopinet dans son roman Les ailes du courage.
En arrière, le marais de Villers-Blonville a été aménagé en promenade, tandis qu’à deux pas le musée Paléospace l’Odyssée, ouvert le 20 avril 2011 et labellisé musée de France, accueille environ 70 000 visiteurs par an, selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, autour des fossiles, du marais et du méridien de Greenwich, avant, pourquoi pas, une escapade vers les villages du Pays d’Auge.
À propos de l’auteur
Ses derniers articles