L'établissement, situé à l'angle de la rue des Cieutat et de la rue du Général-Blaniac au coeur de la bastide de Villeneuve-sur-Lot, est sous la menace d'une fermeture administrative d'un mois pour avoir vendu de...
L'établissement, situé à l'angle de la rue des Cieutat et de la rue du Général-Blaniac au coeur de la bastide de Villeneuve-sur-Lot, est sous la menace d'une fermeture administrative d'un mois pour avoir vendu de l'alcool après 21 heures le soir de la Fête de la musique. La décision définitive des services de l'État devrait intervenir la semaine prochaine.
"La Dernière Minute" est à nouveau visée par les services de l'État. La sous-préfète de Villeneuve-sur-Lot a notifié au gérant de l'épicerie, Nani Merouche, l'engagement d'une procédure en vue d'une fermeture administrative d'un mois. En cause : le non-respect des règles encadrant la vente d'alcool en soirée. Selon un rapport transmis début juillet, la police municipale a constaté deux infractions à l'arrêté municipal qui interdit la vente d'alcool à emporter après 22 heures.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 21 au 22 juin dernier, le soir de la Fête de la musique. Les forces de l'ordre ont relevé la vente d'une bouteille d'un litre de vodka après l'heure fatidique, puis la vente de deux bouteilles de vin blanc un peu plus tard. L'établissement n'en est pas à son premier rappel à l'ordre. L'enseigne a déjà fait l'objet d'une fermeture administrative d'un mois en décembre 2023, mais aussi d'un avertissement le 22 janvier 2024 pour des motifs similaires.
Face à cette réitération des infractions, les services de l'État envisagent une sanction d'un mois de fermeture. Contacté, le gérant est désolé d'une pareille situation, d'autant que parmi ses employés, il y a un couple avec "un bébé qui doit arriver dans les prochaines semaines". La fermeture d'un mois les priverait de salaire à un moment délicat. "Cette épicerie participe à la vie du quartier, les personnes âgées viennent y faire leurs courses. Ça fait 40 ans que je travaille ici, j'ai toujours respecté les décisions" avance Nani Merouche, qui va bientôt passer la main. Il a rendez-vous lundi avec la sous-préfète, espérant inverser la tendance pour ses jeunes employés.