Au milieu des années 1980, le grand anthropologue se confiait au « Nouvel Observateur » à propos de Freud, des Jivaros, de la culture japonaise et… de son aversion pour le voyage.
L’anthropologue, ethnologue et philosophe Claude Lévi-Strauss en 1986. JEAN-RÉGIS ROUSTAN/ROGER-VIOLLET VIA AFP
A l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage « La Potière jalouse », Claude Lévi-Strauss (1908-2009) accordait en 1985 un entretien au « Nouvel Observateur ». Il livrait une réflexion incisive sur la théorie freudienne et révélait un paradoxe de taille pour un anthropologue : sa détestation profonde des voyages, qu’il concevait non comme un plaisir, mais comme une nécessité scientifique pour appréhender les cultures.
Claude Lévi-Strauss Oui, ça correspond à deux périodes différentes de ma vie. Et à deux perspectives différentes aussi. Au moment des « Mythologiques », je peinais dans une espè…

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