Depuis plusieurs semaines maintenant, les agriculteurs du département sont confrontés à des conditions climatiques rendant particulièrement difficile leur travail. Surtout, cette vague de chaleur sans précédent met en...
l'essentiel Depuis plusieurs semaines maintenant, les agriculteurs du département sont confrontés à des conditions climatiques rendant particulièrement difficile leur travail. Surtout, cette vague de chaleur sans précédent met en péril les stocks de fourrage pour les animaux puisque les récoltes actuelles ont été très abîmées par la sécheresse. Les agriculteurs doivent également conjuguer avec le risque incendie très important.
Depuis plusieurs semaines maintenant, les agriculteurs sont confrontés à des conditions de travail difficiles, auxquelles viennent s’ajouter des aléas conjoncturels, comme des tensions sur le prix du lait ou encore le coût des engrais qui s’envole. Mais, pour l’heure, ce qui préoccupe Laurent Saint-Affre, le président de la chambre d’agriculture, c’est la chaleur. Implacable. Celle qui balaie les cultures, assèche les sols, assomme les animaux.
"Nous sommes en perpétuelle adaptation, confie le président de la chambre d’agriculture. Depuis le début du mois de mars, la situation est difficile." "Mais aujourd’hui, la situation devient vraiment complexe, glisse Laurent Saint-Affre. Le problème, c’est que cela va s’amplifier." "Aujourd’hui, beaucoup d’éleveurs puisent dans les fourrages qui étaient dans les réserves. Il faudra en trouver d’autres, mais reste à savoir à quel prix." Dans un même temps, "le maïs destiné à l’ensilage est d’une très faible valeur nutritive, il n’a aucun intérêt alimentaire pour les animaux car il sèche sur pied. De ce côté-là, il y a également un réel risque", poursuit le président de la chambre d’agriculture. Un risque qui pourrait entraîner la décapitalisation des cheptels. Un phénomène qui touche déjà le monde de l’élevage aveyronnais, en particulier les vaches laitières dont le secteur a été en crise. "Et avec ces chaleurs, les animaux mangent moins et donc produisent moins. Difficile de faire autrement. Mais, ici, beaucoup d’éleveurs ont déjà adapté leurs pratiques, en ventilant les étables par exemple. En Aveyron, je n’ai pas entendu parler de cas de surmortalité d’animaux comme cela a pu être le cas ailleurs", affirme encore Laurent Saint-Affre.
Éviter le risque incendie
Dans un même temps, "les agriculteurs doivent s’adapter, faire attention aux heures où ils travaillent, ne pas travailler le sol en plein soleil. Ça paraît évident, mais j’en croise encore certains qui le font malgré la chaleur. Et puis, il y a le risque d’incendie pour lequel nous devons être particulièrement vigilants", insiste Laurent Saint-Affre. D’ailleurs, sur ce sujet-là en particulier la chambre d’agriculture avait fait passer des consignes à ceux qui fauchent en ce moment pour éviter au maximum le risque incendie.
Pour répondre à ces nouveaux défis, la question de la ressource en eau reste cruciale. "Nous devons être plus efficaces sur le stockage de l’eau, soutient le président de la chambre d’agriculture. Il y a un important travail à faire sur le sujet. Et, par exemple, avec toute la pluie qui est tombée au mois de février, nous aurions pu en stocker une partie, cela n’aurait pas posé de problème particulier", rappelle-t-il.