Le Bureau du plan relaie une étude qui fait part d'une progression plus importante des dépenses. ...
Entre 2025 et 2050, les dépenses sociales passeront de 25,7% à 27,2% du PIB pour faire face au vieillissement de la population, avant de se stabiliser jusqu'en 2070, selon l'étude annuelle du Comité d'étude sur le vieillissement que relaie jeudi le Bureau du Plan.
Cette progression, plus importante que celle évaluée il y a un an, est due à la hausse des dépenses de soins de santé et, dans une moindre mesure, de pensions. La réforme en la matière se traduit en outre par une diminution progressive du niveau de vie relatif des pensionnés par rapport aux travailleurs.
Le coût budgétaire du vieillissement sur la période 2025-2070, c'est-à-dire la variation de l'ensemble des dépenses sociales durant ce laps de temps, s'élève donc à 1,5 point de pourcentage du PIB. Cela dans le cas d'une croissance annuelle moyenne de la productivité d'1,1% pendant ces 45 années.
Ce coût est supérieur de 0,2 point de pourcentage à celui estimé dans le rapport d'il y a un an. Cet écart s'explique notamment par l'actualisation des déterminants des dépenses sociales. La croissance du PIB est ainsi légèrement plus faible, surtout à moyen terme, et se traduit par un coût budgétaire du vieillissement plus élevé.
Les dépenses de soins de santé constituent le principal moteur de cette hausse (+2,1 points de pourcentage du PIB) en raison d'une population qui vieillit et doit se soigner. Les dépenses de pensions augmentent, elles, à un rythme plus modéré (+0,7 point de pourcentage) grâce à la récente réforme des pensions, qui a largement contribué à en contenir la croissance et réduit le coût budgétaire de 1,4 point de pourcentage du PIB sur la période 2025-2070, analyse le Comité d'étude sur le vieillissement, qui dépend du Conseil supérieur des Finances.
Les dépenses des autres prestations sociales diminuent, de leur côté, notamment en raison des adaptations partielles au bien-être des allocations sociales.
"On a offert à certains patients des fins de vie aux côtés de leurs proches via WhatsApp": les écrans au service de la santé des seniors?Dans un scénario de plus faible croissance de la productivité, qui n'atteindrait par exemple que 0,9%, le coût budgétaire s'élèverait alors à 3,3 points de pourcentage de PIB, et non plus à 1,5 point. La croissance du PIB ralentirait en effet davantage que celle des dépenses de pensions et de soins de santé et ces dernières représenteraient dès lors une part plus importante du PIB.
Le Comité d'étude a par ailleurs examiné l'adéquation des pensions à long terme avec le coût de la vie, en analysant dans quelle mesure la pension permet de maintenir le niveau de vie relatif des pensionnés par rapport à celui des travailleurs. Il apparait qu'à long terme, la pension moyenne augmente moins rapidement que les revenus du travail et que le niveau de vie des plus âgés recule. Un phénomène notamment dû à la récente réforme des pensions.
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