La cheffe des députés du rassemblement national a annoncé sa candidature à la présidentielle 2027, alors qu'elle a été condamnée mardi en appel pour détournement de fonds publics.
La cheffe des députés du rassemblement national a annoncé sa candidature à la présidentielle 2027, alors qu'elle a été condamnée mardi en appel pour détournement de fonds publics.
Publié le 09/07/2026 13:21 Mis à jour le 09/07/2026 16:18
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Marine Le Pen, présidente du groupe parlementaire du Rassemblement National lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 16 juin 2026. (THOMAS SAMSON / AFP)
Dans tous les cas de figure, Marine Le Pen ne portera pas de bracelet électronique avant l’élection présidentielle de 2027, a appris jeudi 9 juillet France Inter auprès d’une source judiciaire haut placée. Condamnée mardi en appel dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen a annoncé se pourvoir en cassation.
Même si la Cour de cassation rejette ce pourvoi avant le scrutin présidentiel, le calendrier est jugé trop court par les plus hautes autorités judiciaires françaises pour que la pose du bracelet électronique soit effective durant la campagne.
Le pourvoi suspend les effets de l’arrêt de la cour d’appel, à savoir la peine de trois ans d'emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique. Et l’on ne revient pas à la peine de première instance, a précisé jeudi sur France Inter le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz. Marine Le Pen n’a donc pas à porter de bracelet électronique avant que la plus haute juridiction française se prononce. Rémy Heitz a précisé que la Cour de cassation fera "tout" pour rendre sa décision avant le scrutin, dont le premier tour doit avoir lieu le 18 avril.
Marine Le Pen et les autres condamnés ont jusqu'à la semaine prochaine pour déposer leur pourvoi. Puis, la Cour laissera environ deux mois et demi aux avocats pour déposer leurs mémoires, ce qui conduit jusqu'au mois d'octobre. Ces avocats et le parquet général rédigeront ensuite leur réponse aux mémoires déposés, tandis que la Cour préparera l'audience avec un procès qui pourrait s'ouvrir au mieux en janvier et, comme s'y engage la Cour dans ce cas de figure, un délibéré en avril. Si elle confirme la condamnation de Marine Le Pen, il n'est pas pensable que la justice se précipite dans les derniers jours de la campagne pour convoquer la candidate et lui poser ce fameux bracelet électronique, affirme cette source judiciaire.
Si la Cour de cassation donne raison à la candidate du Rassemblement national et casse l'arrêt de la cour d'appel, cela entraînera un nouveau procès qui ne pourrait pas être audiencé avant le scrutin présidentiel
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