Marine Le Pen connaît un début de campagne présidentielle chahuté. Condamnée mais candidate, la cheffe de file de l'extrême droite annonce son pourvoi en cassation, qui suspendrait l'exécution de sa peine. La Cour devrait pouvoir statuer au plus tard début avril 2027, un calendrier qui éloigne la perspective d'un port de bracelet durant la campagne présidentielle.
Publié le 09/07/2026 10:36 Mis à jour le 09/07/2026 10:36
Liste des vidéos similaires
Article rédigé par France 2 - J. Esposito, C. Adriaens-Allemand, L. Lemoigne, V. Labenne - Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions
Marine Le Pen connaît un début de campagne présidentielle chahuté. Condamnée mais candidate, la cheffe de file de l'extrême droite annonce son pourvoi en cassation, qui suspendrait l'exécution de sa peine. La Cour devrait pouvoir statuer au plus tard début avril 2027, un calendrier qui éloigne la perspective d'un port de bracelet durant la campagne présidentielle.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La décision de la Cour de cassation sera-t-elle connue avant les élections présidentielles ? Dans un communiqué publié mercredi 8 juillet au soir, l'institution indique : "La Cour de cassation pourrait être en mesure de rendre son arrêt au plus tard début avril 2027, avant le scrutin présidentiel." Soit quelques jours avant le premier tour le 18 avril.
Une information que les principaux concernés ne souhaitent pas commenter. "On a pris connaissance de l'annonce de la Cour de cassation, on en prend acte. Maintenant, c'est la campagne. Place à la politique", a brièvement réagi Gaëtan Dussaussaye, porte-parole de la campagne présidentielle du RN.
Dans cette affaire, le clan Le Pen joue la montre. "Si le pourvoi est rejeté, l'arrêt de la cour d'appel de Paris est exécutoire, elle est sous bracelet. Si la Cour de cassation ne parvient pas à juger avant la présidentielle, c'est un pari gagné et la Cour de cassation statuera bien après", explique Me Bertrand Périer, avocat.
Une décision rendue après la présidentielle, c'est le scénario souhaité par les avocats de la candidate. "La Cour de cassation, selon nous, n'a aucune nécessité d'agir en urgence et on est d'autant plus, j'allais dire, nous, pas preneurs, mais en tous les cas, que le délai normal s'applique, à savoir 12 à 18 mois, parce qu'on est sur une question de fond extrêmement complexe", indique Me Sandra Chirac-Kollarik, avocate de Marine Le Pen.
Face à la lourdeur du dossier, la Cour de cassation admet elle-même qu'elle pourrait ne pas être en mesure de statuer avant l'élection. L'incertitude demeure donc pour l'instant.
Sur le même thème