Condamnée à un an de port de bracelet électronique, Marine Le Pen a annoncé se pourvoir en cassation et s’est déclarée candidate à l’élection présidentielle.
Condamnée à un an de port de bracelet électronique, Marine Le Pen a annoncé se pourvoir en cassation et s’est déclarée candidate à l’élection présidentielle.
Publié le 09/07/2026 11:37
Temps de lecture : 1min
Eric Coquerel, sur franceinfo le 5 mars 2026. (FRANCEINFO/RADIOFRANCE)
"C'est une fraude sociale XXL qu'ils ont commis", affirme Éric Coquerel député LFI de Seine-Saint-Denis, jeudi 9 juillet, sur franceinfo, après la condamnation en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de dix autres prévenus dans l'affaires des assistants d'eurodéputés du Front national.
Mardi, la cheffe de file des députés RN, condamnée à un an de port de bracelet électronique, a annoncé dans la foulée son intention de se pourvoir devant la Cour de cassation, en même temps que sa quatrième candidature à la présidentielle, dont le premier tour doit avoir lieu le 18 avril.
"C'est un détournement de fonds publics extrêmement grave. Personne ne le remet en question. Il y a deux tribunaux qui les ont constatés", dénonce Éric Coquerel. "C'est normal qu'il y ait des gens qui, à un moment donné, protestent", ajoute-t-il, alors que Marine Le Pen a effectué mercredi son premier déplacement de campagne, à La Flèche (Sarthe) où elle a été accueillie par une manifestation de militants insoumis et écologistes.
"La protestation, ce n'est pas un empêchement", dit Éric Coquerel. "Il ne faut pas s'étonner que des Français l'accueillent avec autre chose que des fleurs", ajoute-t-il. "Elle ne peut pas s'attendre à aller comme ça sur un marché et puis faire comme si rien n'était", poursuit-il. Jeudi matin, Rémy Heitz, le procureur général près la Cour de cassation a rappelé sur France Inter que Marine Le Pen est toujours présumée innocente "tant que la décision n'est pas définitivement rendue".
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