D’après Arnaud Feist, les files devraient être moins longues cet été aux contrôles frontières. ...
Plus de 5 millions. C'est le nombre de voyageurs attendus par l'aéroport de Bruxelles-National durant les mois de juillet et août prochains. Avec un pic ; le lundi 20 juillet sera la journée la plus chargée avec plus de 90 000 passagers. "Ce n'est pas un record, souligne Arnaud Feist, le CEO de Brussels Airport. On est encore légèrement au-dessous de notre niveau de 2019". Contrairement à d'autres aéroports européens, comme celui de Charleroi, Zaventem n'a ainsi pas encore retrouvé son niveau d'avant Covid. "On a perdu toute une clientèle : les femmes ou hommes d'affaires qui se déplaçaient auparavant pour une réunion de deux heures en Europe. Maintenant cela se fait via vidéoconférence".
Il y a par contre un secteur où l'aéroport national s'est développé, à savoir le long courrier, "tant pour les voyages d'affaires que de loisirs". Cet été, l'aéroport innove avec des liaisons directes vers Sao Paulo (Brésil), Halifax (Canada), et Kilimandjaro (Tanzanie). L'offre vers la Chine et Hong Kong a été également élargie, avec désormais six destinations accessibles sans escale. Sans compter l'arrivée surprise d'Air Congo, qui opérera, dès le 1er juillet, avec des avions d'Ethiopian Airlines, pour concurrencer Brussels Airlines sur la très fréquentée ligne Bruxelles-Kinshasa.
Je pense que tout va bien se passer. En général, les grèves ont lieu au mois de juin, le reste de l'été est plus calme".
Pourtant ces dernières semaines, les drapeaux sont passés au rouge à l'aéroport, frappé par la grève surprise chez les contrôleurs ariens belges, la crise mondiale du kérosène, le carburant des avions, ou les énormes files de passagers aux postes frontières. L'été sera-t-il de tous les dangers à Brussels Airport ? "Je pense que tout va bien se passer", sourit Arnaud Feist. En général, les grèves ont lieu au mois de juin, le reste de l'été est plus calme. Il y a des accords sociaux chez Skeyes (contrôleurs aériens) et Aviapartner (bagagistes). Nous sommes aussi assurés d'avoir assez de kérosène, au moins jusqu'en septembre, et sans doute jusqu'à la fin de l'année
"On est passé de files avec parfois jusqu'à 3-4h de temps d'attente à 2h, voire 1h30".
Quant aux files aux contrôles frontières pour les vols hors Schengen, cela reste un sujet majeur de préoccupation. "Mais la situation s'améliore : On est passé de files avec parfois jusqu'à 3-4h de temps d'attente à 2h, voire 1h30 actuellement à l'arrivée mais uniquement pour les passagers non-européens".
Brussels Airport et sa gestion difficile des contrôles aux frontières : "Des files inacceptables pour l'image de notre capitale"Ajouts de policiers et de postes de contrôles (20 % en plus par rapport à l'été dernier" ) : différentes mesures ont été prises tant par le Fédéral que par l'aéroport pour limiter les attentes. D'autres dispositions pourraient être prises, comme la permission à des ressortissants de pays hors Union européenne de pouvoir passer par les portes automatiques avec leurs passeports. "On pense aux États-Unis, au Royaume-Uni ou même au Japon. Mais il faut un changement de législation pour cela".
L'aéroport a installé 60 kiosques de préenregistrement pour les passagers non européens dans l'EES (Entry Exit System), la fameuse nouvelle procédure polémique de l'UE. "Le système n'est pas encore stable et a créé des files à travers toute l'Europe, dénonce Arnaud Feist. Il aurait d'abord dû être testé avant d'être implémenté. On demande plus de flexibilité à l'Europe afin d'éviter les gros problèmes cet été."
Notons que l'aéroport a aussi investi dans l'intelligence artificielle, notamment avec son chatbox BRUce qui répond à toutes les questions de voyageurs et va jusqu'à vérifier, après l'envoi d'une photo par un passager, si un objet est autorisé dans le bagage à main. Pour l'heure, l'aéroport reste sur sa recommandation habituelle : il faut être là 2 h à l'avance pour un vol européen et 3h pour un vol intercontinental.
L'étonnante proposition de Ryanair à la Belgique : "Jan Jambon ne comprend rien à l'aviation"Par ailleurs, Arnaud Feist se montre peu sensible à l'appel du pied de Michael O'Leary de replacer des avions à Zaventem sous certaines conditions. "On connaît sa façon de fonctionner, mais je ne peux pas baisser mes redevances pour un client. Les prix sont fixés par le régulateur fédéral. Ryanair ne représente que 5 % de notre trafic (et n'a plus d'avions basés à Zaventem, NdLR), s'ils veulent définitivement partir, it's a free world. Ce serait dommage, mais il y a plusieurs compagnies low cost qui peuvent les remplacer".
Le patron le réaffirme : il est contre cette taxe voulue par l'Arizona, qui va passer à 10 euros par billet en 2027. "Cette taxe a été multipliée par 5 en deux ans pour certains vols. Jusqu'où cela va-t-il aller ? ", s'inquiète-t-il. D'autant qu'elle ne sert qu'à boucher les trous budgétaires et n'a aucune visée environnementale, comme une aide à produire du carburant durable ou un financement faire venir le train à grande vitesse jusqu'à l'aéroport".
Mais Arnaud Feist voit un point positif. "Pour une fois, on a une taxe qui est la même pour tout le monde. On est traités de la même manière que l'aéroport de Charleroi".
Le message que je reçois de la Flandre, c'est "groeien", "groeien", "groeien".
Une autre donnée a changé chez Brussels Airport : la Flandre est devenue le nouvel actionnaire principal. "On a des intérêts qui sont alignés : on veut développer la connectivité au profit de la région et du pays. Le message que je reçois de la Flandre, c'est "groeien", "groeien", "groeien" ("grandir").
Vont-ils en faire un aéroport 100 % flamand ? "Pas que je sache non, rétorque le CEO. "L'ancrage belge est là : l'État fédéral a toujours 25 % de l'actionnariat et près de 20 % de notre personnel est bruxellois, un chiffre qui ne fait qu'augmenter".
Reste que cette volonté de s'agrandir ne plaît pas à tout le monde. À Bruxelles, les actions en justice se multiplient contre le survol de la Région. "Bruxelles n'est pas la seule ville au monde à être survolée : c'est le cas de Lisbonne, Londres, …., rétorque M. Feist. Un avion qui ne fait pas de bruit n'existe pas encore, mais les avions modernes sont de moins en moins bruyants, plus grands et mieux remplis. En 2000, on avait 326 000 vols par an, l'année dernière on était à 200 000. À Bruxelles, les trois quarts du bruit viennent des voitures, des camions et des transports en commun. On n'arrête pas la circulation pour autant". importante qui se fait concernant la part d'avions plus silencieux. "
Selon lui, il y a une évolution est importante. "En l'espace de dix ans, la part des vols effectués avec les avions les plus efficaces au niveau sonore a plus que doublé : elle est passée de 20 % en 2016, année où une première différenciation tarifaire avait été introduite, à 42 % en 2025. . : …."
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| # | Наименование новости | Тональность | Информативность | Дата публикации |
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