Il a fait aveu de faillite pour 21 des 22 sociétés belges citées en faillite. Mais il “sauve” la société faîtière Sogefibel. ...
Pour le promoteur immobilier bruxellois Gérald Hibert en grande difficulté financière, ce jeudi 25 juin 2026 restera une journée sombre. Une partie de l'empire qu'il a construit en quelques décennies est en train de lui échapper. En effet, par l'intermédiaire de son avocat Nicolas Vanderstappen, il a fait aveu de faillite pour 21 des 22 sociétés citées en faillite. Il va ainsi perdre possession de certains de ses biens les plus emblématiques comme la Galerie Louise à Ixelles ou celui place de la République à Liège ou encore la kyrielle des commerces au Fort Jaco à Uccle.
Cet aveu de faillite est intervenu ce jeudi matin juste après la décision de la cour d'Appel de rejeter sa demande de PRJ (procédure de réorganisation judiciaire). Le tribunal a, comme en première instance, invoqué des raisons de procédures. Il a estimé qu'aucune des requérantes ne disposait de la qualité requise pour introduire une telle demande.
Le groupe Gerald Hibert fait aveu de faillite pour 21 de ses sociétésGérald Hibert a toutefois réussi à "sauver", la société faîtière Sogefibel, qui était aussi citée en faillite par l'administrateur provisoire, Me Roman Aydogdu. Et qui chapeaute le pôle français, considéré comme le plus sain financièrement. Le groupe fera une requête en PRJ pour Sogefibel pour le 30 juin au plus tard. Cette proposition a été acceptée (et même suggérée ?) par l'administrateur provisoire et les banques.
guillement"On a sauvé Sogefibel et la partie française du groupe",
"On a sauvé Sogefibel et la partie française du groupe", nous explique Me Vanderstappen. C'est dans cette partie française qu'il y a les plus beaux actifs du groupe Hibert, valorisé environ 1 milliard d'euros et surtout spécialisé dans l'immobilier commercial. Ces biens sont notamment situés à Paris du côté des quartiers très chics de l'avenue Montaigne et de la place Vendôme. Une grande partie de ces actifs avaient été gagés en 2021 au moment du prêt de 460 millions par Allianz Real Estate.
Il paraît évident que ce scénario n'est pas celui qu'aurait voulu Gérald Hibert, qui, jusqu'au bout, aura cherché des investisseurs prêts à recapitaliser son groupe. En revanche, il arrange les grandes banques belges (à commencer par BNP Paribas Fortis) qui ont des dettes pour environ 300 millions d'euros.
Comment comprendre la "proposition de la dernière chance" du promoteur immobilier Gérald Hibert ?La vente des actifs logés dans les 21 sociétés sera orchestrée par le curateur qui devrait être nommé par le tribunal de l'Entreprise de Bruxelles en principe dans les huit jours. Elle devrait permettre de rembourser les quatre grandes banques du pays ainsi que, notamment, les administrations publiques auxquelles Gérald Hibert doit une trentaine de millions.
Quant aux family & friends (parmi lesquels il y a des actionnaires familiaux du groupe AB Inbev), qui avaient prêté environ 80 millions d'euros à Sogefibel, leur sort est lié à cette société faîtière. Il faudra voir quelles seront leurs demandes dans le cadre de la PRJ. Tout comme il faudra voir ce que fera le praticien de la réorganisation par rapport aux organes de décision du groupe, et en particulier Gérald Hibert. En d'autres mots, ce dernier devra-t-il faire un pas de côté ?
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