Ô câlins devra quitter son local communal d'Estillac en août 2027. Pour préserver cette maison d'assistantes maternelles (Mam), les familles se mobilisent et cherchent activement un nouveau lieu d'accueil. Avec une...
Ô câlins devra quitter son local communal d'Estillac en août 2027. Pour préserver cette maison d'assistantes maternelles (Mam), les familles se mobilisent et cherchent activement un nouveau lieu d'accueil. Avec une priorité : permettre aux enfants de conserver leurs repères et aux professionnelles de poursuivre leur activité.
"On ne voit pas la Mam partir." Pour les parents dont les enfants sont accueillis à la Mam Ô Câlins, à Estillac, l'échéance d'août 2027 est déjà une source d'inquiétude. D'ici là, les assistantes maternelles doivent trouver un nouveau local pour continuer à exercer. Face à cette recherche qui devient urgente, les familles ont décidé de s'investir à leurs côtés, avec l'espoir de préserver une structure à laquelle elles sont très attachées.
Une maison adaptée à trouver au plus viteLe besoin est précis. Les professionnelles recherchent idéalement une maison de plain-pied d'au moins 110 m², avec trois chambres et une pièce de vie de 40 m². Le loyer souhaité se situe autour de 800 euros par mois, avec une limite envisageable de 900 euros. Un bien d'environ 130 m² correspondrait également à leurs attentes.
La recherche se concentre sur Estillac et ses environs. Mais trouver un logement ne suffit pas : celui-ci doit aussi être compatible avec l'accueil de jeunes enfants et l'exercice de leur activité professionnelle. Une équation qui réduit les possibilités, alors que la date de départ se rapproche. Les familles ont déjà entrepris des démarches, notamment en adressant des courriers, mais aucune solution concrète n'a pour l'instant été trouvée.
"Le seul truc qui peut nous sauver, c'est d'en parler au plus grand nombre", résument les parents, qui espèrent désormais élargir les recherches grâce au bouche-à-oreille.
Derrière cette recherche immobilière, les familles défendent aussi une organisation quotidienne et un lien de confiance construits au fil du temps. "On a créé un lien de confiance énorme avec les assistantes maternelles, qui est rassurant. On a besoin d'elles", témoignent Sébastien et Angélique. Pour eux, changer de mode de garde ne serait pas une simple formalité.
"Trouver une autre assistante maternelle avec qui ça passe, qui est disponible, c'est rare. C'est très compliqué d'en trouver une", explique également Yasmine. Au-delà des contraintes d'organisation, le risque est aussi celui d'une rupture pour les enfants, attachés à leurs habitudes et aux personnes qui les accompagnent chaque jour.
"Quand notre petit vient ici, il a le sourire jusqu'aux oreilles", confient Thomas. D'autres évoquent la bienveillance des professionnelles, leur investissement et leur passion pour leur métier. La Mam constitue également une solution pratique pour les familles, située sur le trajet du travail. L'une des mamans raconte même avoir préféré démissionner après la délocalisation de son emploi d'Estillac à Agen plutôt que de changer de mode de garde.
La mobilisation ne repose donc pas uniquement sur des témoignages de soutien. Les familles veulent participer concrètement à la recherche d'un nouveau lieu. "Nous, les familles, on les soutient complètement, on est là pour elles", assurent-elles.
Les parents soulignent par ailleurs l'intérêt de maintenir une offre d'accueil dans une commune où les besoins des familles comptent dans l'organisation de la vie quotidienne.
Reste une échéance : août 2027. D'ici là, les assistantes maternelles et les familles espèrent faire émerger une piste concrète. Une maison disponible, un propriétaire prêt à louer ou un contact utile pourrait permettre de sortir de l'impasse. "Nous ne lâcherons pas", affirment des parents présents sur place, déterminés à ne pas laisser la recherche reposer sur les seules épaules des professionnelles.