Ils ont lu « C’était ça ou mourir » dès sa parution chez Grasset, avant que Thélyson Orélien soit accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour l’écrire. Un mois et un scandale lié à l’utilisation de l’IA plus tard, ils restent sceptiques quant à la polémique et déplorent que son auteur soit soupçonné de tricherie.
Le romancier canado-haïtien Thélyson Orélien est au téléphone alors qu’il participe à la 28ᵉ édition du festival littéraire Les Correspondances, à Manosque, le 24 septembre 2026. JOEL SAGET/AFP
Pour aller plus loin
Thélyson Orélien n’est pas seul dans l’épreuve. Même le destin lui a adressé un signe de soutien, lequel a pris l’aimable visage de Gwenaëlle, une Bretonne de Quiberon, arrivée en gare de Montparnasse le 24 septembre, soit trois jours après le début du scandale. Avec l’amie venue l’attendre, elles marchent jusqu’à Saint-Germain-des-Prés. Soudain, sur un trottoir, à deux pas du café des Deux Magots, il est là, l’auteur de « C’était ça ou mourir » (Grasset), accusé d’en avoir délégué l’écriture à l’IA, l’imposteur présumé, élégant dans un grand pull beige. Les amies ont lu le livre dès sa sortie. Il leur a plu. Alors elles abordent Thélyson Orélien. « On lui a dit qu’on avait compris son roman et qu’on le soutenait. Il a répondu que ça lui faisait du bien. On a évoqué la possibilité de le revoir à l’occasion d’une rencontre en librairie. Il a dit “J’espère”, mais ça se voyait qu’il n’y croyait plus trop. »
L’affaire Orélien est un crachin qui imprègne les réseaux sociaux et les conversations. Lecteurs entraînés ou occasionnels, esprits critiques ou âmes candides : tout le monde en parle. Par-delà le shitstorm, il y a beaucoup de monde pour prendre la défense de l’écrivain. Ce sont des gens qui ont aim…
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