Comment analyse-t-on l’« affaire Orélien » outre-Atlantique ? Pour Dominique Garand, professeur associé à l’université du Québec à Montréal, les réactions ont été plus mesurées au Canada qu’en France. Il explique pourquoi.
Thelyson Orelien à Paris en septembre 2026. A DUMONTIER/LE PARISIEN/ABACA
Pour aller plus loin
Dominique Garand est professeur associé au département d’études littéraires de l’université du Québec à Montréal (UQAM). Ecrivain, auteur d’une thèse sur le combat littéraire et d’un essai sur l’écrivain polonais Witold Gombrowicz, ce spécialiste de l’analyse du discours polémique a fait paraître une « Anthologie du pamphlet et de la polémique au Québec de 1800 à 2000 » qui a remporté un Prix du Canada en juin. Dans un entretien en visio depuis Montréal, il revient sur la polémique qui, depuis que l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien a été accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle (IA) pour écrire « C’était ça ou mourir » (Grasset), puis d’avoir commis des plagiats dans des textes antérieurs, a enflammé les milieux littéraires canadiens.
La polémique au sujet de l’« affaire Orélien » a ses partisans et ses détracteurs. Comment l’analysez-vous ?Dominique Garand Ce que j’ai observé, surtout au Québec, c’est qu’on conserve une certaine sympathie à l’endroit d’Orélien. Une sympathie aussi à l’endroit des Editions du Boréal [l’éditeur pr…
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