L’auteur canado-haïtien Thélyson Orélien est dans la tourmente depuis le début de la semaine, après des accusations d’avoir eu recours à l’IA pour écrire son romain « C’était ça ou mourir ». Depuis jeudi, il est aussi accusé de plagiat.
Par Le Nouvel Obs avec AFP
Publié le 25 septembre 2026 à 13h24 , mis à jour le 25 septembre 2026 à 15h11
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« C’était ça ou mourir », par Thélyson Orélien, Grasset, 272 p., 21,50 euros, en librairie le 19 août.
Le début de la chute. L’Académie Goncourt a annoncé ce vendredi 25 septembre qu’elle retirait le roman de l’auteur canado-haïtien Thélyson Orélien de sa sélection pour le prix Goncourt en raison des accusations de plagiats et d’utilisation de l’intelligence artificielle le visant.
Cette décision « est dictée par la volonté de préserver l’intégrité du prix Goncourt et celle de l’Académie, dont le rôle central consiste à promouvoir et couronner la littérature écrite par des femmes et des hommes », explique dans un communiqué transmis à l’AFP l’Académie, qui avait placé le roman « C’était ça ou mourir » (Grasset) dans sa première sélection pour le prestigieux prix décerné le 4 novembre.
Pour justifier ce choix, l’Académie met en avant les « plagiats dont son auteur s’est rendu coupable au fil du temps et qui viennent d’être révélés, ainsi que du résultat convergent de plusieurs analyses de chercheurs et journalistes dignes de foi mettant en évidence le fait que “C’était ça ou mourir” est selon toute vraisemblance très largement le produit d’une intelligence artificielle ». « Il s’agit d’envoyer un message clair » pour « affirmer que nous ne cautionnons ni n’adoubons d’une façon ou d’une autre la création de textes générés avec l’aide de l’IA », ajoute-t-elle.
L’Académie, présidée par l’écrivain Philippe Claudel, rendra publique sa deuxième liste le 6 octobre.
« C’était ça ou mourir », publié initialement au Canada puis en France en août, est l’un des best-sellers de la rentrée littéraire. Il a obtenu lundi le prix du roman Fnac et fait partie des sélections des principaux prix de l’automne, dont ceux du Fémina et du Médicis.
Par Le Nouvel Obs avec AFP