En Andalousie, un coordinateur de centre chez Mercadona a été licencié le 30 juillet 2024 après 25 ans de service. Accusé de "traitements inappropriés" et de consommation d'alcool sur le lieu de travail, il a été pris...
En Andalousie, un coordinateur de centre chez Mercadona a été licencié le 30 juillet 2024 après 25 ans de service. Accusé de "traitements inappropriés" et de consommation d'alcool sur le lieu de travail, il a été pris en flagrant délit par un détective privé. La justice a confirmé son renvoi sans indemnité.
Vingt-cinq années d'ancienneté, un poste d'encadrement à responsabilité et un salaire de 4 720,50 euros brut : les accidents de la vie n'épargnent personne, même ceux dont la situation professionnelle semble confortable. Cet employé de la célèbre chaîne de supermarchés espagnols Mercadona l'a appris à ses dépens et l'a payé au prix fort.
En effet, la descente aux enfers démarra au mois de juin 2024 pour ce coordinateur de centre en Andalousie. Plusieurs employés se plaignaient à l'époque de "traitements inappropriés" mais aussi de sa "consommation de boissons alcoolisées pendant les heures de travail", ainsi que de ses "absences injustifiées et le non-respect des horaires". Il aurait, entre autres, jeté un chariot de réapprovisionnement à une employée en lui criant : "Tu es inutile".
Boire et conduireLa direction engagea alors un détective privé pendant quinze jours. Ses observations étaient édifiantes : le salarié était pris la main dans le sac en train de boire des bières sorties d'une glacière installée dans le coffre de sa voiture sur le parking de la société. Une fois, puis deux, puis trois... Le "suspect" a consommé de l'alcool les 9, 10, 22, 23 et 25 juillet avant de prendre le volant à plusieurs reprises ou de retourner travailler.
Qui plus est, employé à plein temps, il ne faisait pas ses heures selon l'expression consacrée : trente-trois heures et onze minutes de travail la première semaine, vingt-sept heures et trente-sept minutes de boulot pour la deuxième. Pire, un après-midi durant lequel il était absent, il était photographié en train de quitter son domicile en tenue de plage.
Le 30 juillet suivant, l'entreprise lui signifia son licenciement. Un renvoi qu'il contesta devant la justice. Mais si cette dernière n'a pas démontré l'impact négatif de la consommation d'alcool sur son rendement, elle a tout de même constaté "une rupture de bonne foi contractuelle". En Espagne, "il est important de préciser que la simple consommation d'alcool ne constitue pas un motif de licenciement : la loi exige une intoxication alcoolique habituelle ayant un impact négatif sur les performances professionnelles", raconte Noticias Trabajo.
Son licenciement a de fait été confirmé par le tribunal au mois de mars dernier. Il a été renvoyé sans toucher aucune indemnité.