Entre ambitions de montée, culture de club revendiquée et attachement à ses valeurs, le Stade Langonnais avance avec confiance. Nicolas Dimitri et Thomas Mendy racontent un collectif soudé qui entend bien jouer les premiers rôles cette saison.
Diffusé le mercredi 23 septembre 2026 à 18h00
Publié le mercredi 23 septembre 2026 à 18h00
Entre ambitions de montée, culture de club revendiquée et attachement à ses valeurs, le Stade Langonnais avance avec confiance. Nicolas Dimitri et Thomas Mendy racontent un collectif soudé qui entend bien jouer les premiers rôles cette saison.
À Langon, on parle de résultats, bien sûr. Mais avant tout, on parle d'identité. Celle d'un club qui a connu la Nationale, qui rêve d'y retourner et qui continue de cultiver un esprit familial devenu sa marque de fabrique. Après trois journées de championnat, les Rouge et Blanc occupent les premières places d'une poule de Nationale 2 particulièrement relevée. Une entame encourageante qui nourrit les ambitions. Car même si personne ne veut brûler les étapes, l'objectif est bien dans toutes les têtes. « Quand on est compétiteur, on va aller le plus haut possible », affirme Nicolas Dimitri. Le co-entraîneur sait toutefois ce que représenterait un retour à l'échelon supérieur. « Si on peut, je pense que le club se préparera pour le faire. Après, sur le terrain, c'est encore autre chose. » Pour Thomas Mendy, qui a déjà connu la Nationale sous le maillot langonnais, la question ne se pose même pas. « Quand on commence une compétition, on a envie d'aller le plus loin possible. On sait le bonheur que c'est de jouer dans des grands stades et de recevoir des clubs mythiques à Comberlin. »
Nicolas et Sébastien les deux frères entraineursCette ambition s'appuie sur un socle solide : un groupe qui a traversé les changements de staff sans perdre son cap. « On évolue pour le club et on joue pour le club. C'est au-dessus de tout », résume Thomas Mendy. Malgré les départs et les arrivées, le troisième ligne estime que la force du Stade Langonnais réside dans ce noyau de joueurs qui perpétue les mêmes valeurs saison après saison. L'arrivée de Nicolas Dimitri aux côtés de son frère Sébastien s'inscrit d'ailleurs dans cette logique. Les deux techniciens partageaient depuis longtemps l'idée d'entraîner ensemble. « On s'était dit qu'un jour on entraînerait ensemble. Là, c'est tombé comme ça. Il n'y avait aucune hésitation. » Un tandem fraternel qui symbolise parfaitement un club où la notion de famille n'est pas un simple slogan. Cette culture se retrouve aussi en dehors du terrain. Entre les fameuses "mamies flingueuses", qui préparent les repas des joueurs et font le bonheur des réseaux sociaux, ou encore l'attachement à la mascotte Lapinou, mystérieusement disparue depuis plus d'un an, le Stade Langonnais entretient un lien particulier avec ses supporters.
Fait rare à ce niveau, la présence d'un prépa mentalLe club cherche également à progresser dans tous les domaines. Cette saison, un préparateur mental a rejoint le staff. Une démarche encore rare à ce niveau. Pour Nicolas Dimitri, l'objectif est d'aider des joueurs qui jonglent entre rugby, travail et vie personnelle. « Arriver à être performant au rugby en ayant une activité professionnelle et une vie de famille, ça ne laisse pas le temps de penser au rugby tout le temps. » Un constat que partage Thomas Mendy, lui-même entrepreneur. « Pour bien jouer au rugby, il faut être prêt mentalement. C'est un sport qui est aussi mental. » À l'image de son début de saison, Langon avance sans bruit mais avec des certitudes. La victoire renversante dans le derby à Marmande a montré le caractère du groupe. « Menés de dix points, on a su revenir. Aujourd'hui, on a vu qu'on était capables de ça », souligne Thomas Mendy.
La route est encore longue. Mais entre ambition assumée, stabilité retrouvée et attachement à son ADN, le Stade Langonnais semble avoir tous les ingrédients pour continuer à regarder vers le haut.
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