Lors de la conférence de presse précédant le déplacement du Stade Toulousain à Rennes pour y défier Vannes, ce samedi 19 septembre à l'occasion de la 3e journée de Top 14 (21 heures), Laurent Thuéry, l'entraîneur de...
Lors de la conférence de presse précédant le déplacement du Stade Toulousain à Rennes pour y défier Vannes, ce samedi 19 septembre à l'occasion de la 3e journée de Top 14 (21 heures), Laurent Thuéry, l'entraîneur de la défense stadiste, a été interrogé sur son rôle. Il n'a pas manqué d'humour au moment d'évoquer les risques de son métier.
"Ça tape fort". Combien de fois s'est-on fait cette réflexion en regardant un match de Top 14. La rudesse des impacts dans le championnat français n'est plus à démontrer. Véritables athlètes, les rugbymen professionnels d'aujourd'hui sont capables d'encaisser des chocs d'une violence extrême. Avec le ballon, lorsqu'ils sont en position de fragiliser les défenses ou, au contraire, de défendre leur ligne pour tenter de le récupérer.
"Ce n’est pas naturel de rentrer dans des mecs de 100, 110 kg, qui courent à 35 km/h, estime Laurent Thuéry, l'entraîneur de la défense du Stade Toulousain. Personne n’est né pour faire ça donc ça demande une démarche mentale de préparation qui est un peu particulière. Et il faut maintenir ça 26 journées de Top 14, quatre de Coupe d’Europe, des phases finales si on a la chance d’en jouer... Donc c’est raide pendant une saison de 11 mois mais c’est notre job."
Une fonction qu'il vit différemment au fil des ans, malgré un âge encore loin d'être avancé (37 ans). Ancien troisième ligne passé par le Stade Toulousain, Pau et Valence-d'Agen, l'adjoint d'Ugo Mola avoue en effet s'entretenir pour garder la forme, mais pas au point de rester de manière assidue derrière un bouclier pour faire les démonstrations.
"Je rigole mais pas complètement""J’essaie de courir un peu mais au niveau des chocs, c’est de plus en plus compliqué donc j’y vais de moins en moins, sourit-il. Au début, quand j’étais plus jeune et plus frais, j’y allais un peu plus, à doses homéopathiques. Maintenant, je me l’interdis sinon, je sollicite les kinés et mets beaucoup trop de temps (à récupérer). Et ce n’est pas bon !"
Une déclaration évidemment teintée d'humour mais qui traduit néanmoins une certaine réalité : "Je rigole mais pas complètement. Sincèrement, vous (les journalistes, NDLR) voyez les matchs comme nous et pour jouer comme ça, il faut s’entraîner à une intensité qui est quand même proche. Donc moi, personnellement, je ne suis pas invité."
Et de dévoiler, sourire en coin, sa façon d'aborder les ateliers à l'entraînement, du côté d'Ernest-Wallon : "On les fait travailler entre eux et cela me permet d’avoir un rôle d’observateur bien plus intéressant pour les corriger." Un deal assurément gagnant-gagnant.