Après huit saisons et près de 120 matches de Pro D2 sous les couleurs de Provence Rugby, Thomas Vernet a répondu au défi du Racing Club Narbonnais, club promu en Pro D2, où son expérience et sa polyvalence, sur les...
Après huit saisons et près de 120 matches de Pro D2 sous les couleurs de Provence Rugby, Thomas Vernet a répondu au défi du Racing Club Narbonnais, club promu en Pro D2, où son expérience et sa polyvalence, sur les deux postes de pilier, sera utile dans la mission maintien.
En dehors du terrain, il enchaîne les allers-retours dans l’en-but. Ne vous y trompez pas, il a plutôt l’habitude d’être sur la pelouse et fait partie des joueurs expérimentés de Pro D2. Mais pour l’instant, dans cette préparation, Thomas Vernet ronge son frein, la faute à une inflammation au tendon contractée le 14 juin dernier, lors de l’access-match face à l’USAP (24-47).
Formé à La Seyne-sur-Mer puis poli dans les catégories de jeunes au RC Toulon, Vernet a découvert le Top 14 au sein d’un RCT galactique. Deux matches dans l’élite en deux saisons, aux côtés des Armitage, Smith, Masoe, Mitchell ou encore Tuisova, mais trop peu de place pour s’exprimer. En 2018, il part en prêt du côté de Provence Rugby, promu en Pro D2, le début d’une belle histoire qu’il a achevé, il y a un mois, huit ans après, sur un access-match perdu contre Perpignan, aux portes du Top 14, une semaine après une défaite en finale face à Vannes (18-14).
Une connexion avec Jacques Delmas et Charles Malet"Le club est assez récent, chaque année, on est monté d’étape en étape… On a été au port de la qualification deux années de la suite puis on a fait une demi-finale, perdue, une deuxième perdue, une gagnée, puis une finale et l’access-match, détaille celui qui était surnommé "Balto" à Aix-en-Provence. Le club progresse d’année en année. Je pense qu’ils arriveront à monter d’ici peu, ils ont les infrastructures, le budget, le staff, les joueurs, donc je ne fais pas de soucis pour eux."
Après huit saisons et 119 matches sous le maillot noir orné de la fougère, le pilier de 32 ans avait besoin d’un nouveau défi. "C’était le moment pour moi de vivre autre chose dans ma vie, d’avoir peut-être un peu plus de responsabilités et de pouvoir m’exprimer pleinement, je n’ai pas réfléchi très longtemps à l’idée de venir, confie-t-il, la relation avec Jacques Delmas et Charles Malet ayant bien sûr facilité les choses. Jacques m’a entraîné à Aix et à Toulon avant, quant à Charles, j’ai joué avec et il savait que j’étais en train de contrat à Aix… ils m’ont contacté assez rapidement pour que je vienne et j’ai été séduit par le projet."
Quand le Varois s’est engagé avec le Racing, ce dernier était encore en Nationale. "Autant dire que j’ai vibré sur les phases finales entre le retour en finale, les tirs au but en demi… les mecs sont allés chercher quelque chose d’énorme en fin de saison, l’année dernière, bravo à eux. Il faudra que cette année, on soit à l’auteur de l’événement", glisse-t-il, sourire aux lèvres.
Dans l’effectif orange, seuls Paul Belzons et Clément Bitz peuvent se targuer d’avoir dépassé les 100 matches en Pro D2, comme Thomes Vernet. Une division que le pilier a vu évoluer au fil des saisons. "Je trouve qu’il n’y a plus de petite équipe, de match facile, toutes les équipes sont armées pour poser des problèmes, analyse-t-il. On ne devra pas louper beaucoup d’occasions, mais une nouvelle saison, c’est toujours excitant."
"Une vraie passion derrière le club, en ville, qui me rappelle un peu Toulon"Fait rare, le poste de pilier gauche comptera quatre recrues cette saison au Racing avec les arrivées de Charles-Henri Berguet, Loic Varenne et Abraham Pole. Une page blanche sans aucun statut dans l’équipe. "Le staff nous l’a dit en réunion que c’étaient les meilleurs qui joueraient en début de saison. Tout le monde va se tirer la bourre, il n’y a aucun souci sur ça, la concurrence est saine", explique Vernet qui a comme atout, une polyvalence, et la possibilité de jouer à gauche mais aussi à droite de la mêlée.
"J’ai été formé à droite à Toulon en Cadets jusqu’en Crabos et en Reichel, on a commencé à me dire que j’allais jouer à gauche… puis je suis repassé à droite, raconte le joueur de 1,87m pour 125 kg. Ensuite, quand je suis arrivé à Aix, j’ai signé à gauche, sauf qu’il y a eu des blessures, des faits de jeu qui ont fait que j’ai joué à droite. Et une année sur deux, je jonglais à droite, à gauche. C’est compliqué de s’installer à un poste, mais d’un côté, ça permet aussi de jouer plus."
En attendant de pouvoir fouler la pelouse du Parc des Sports et de l’Amitié avec le maillot orange et noir sur le dos, Thomas Vernet sent "une vraie passion derrière le club, en ville, qui me rappelle un peu Toulon, à l’époque, avec cette ferveur". Espérons que le Racing Club Narbonnais suive l’exemple sur les terrains de Pro D2.