Après presque un mois de préparation, Jérémy Mialhe, directeur de la performance du Racing Club Narbonnais fait le point sur l’état des troupes et les nouvelles exigences de la Pro D2.
Après presque un mois de préparation, Jérémy Mialhe, directeur de la performance du Racing Club Narbonnais fait le point sur l’état des troupes et les nouvelles exigences de la Pro D2.
Après l’euphorie du titre et une fin de saison dernière en boulet de canon, comment avez-vous trouvé les joueurs à la reprise ?
Ils avaient été prévenus qu’avec la montée en Pro D2, ça allait être une prépa très compliquée pour eux, très dure. On va être attendu, et il faut que dès la J1, on soit prêt. Je les avais prévenus qu’il n’y aurait pas de round d’observation, que dès le début ça allait être très dur, et que pour certains, ça allait être la plus dure de leur vie.
C’est le cas ?
Je parlais avec certains, ils me confirment que la prépa est bien une des plus dures qu’ils aient faite, c’est ce qui était prévu. On a des mecs très fatigués, forcément, parce que c’était très compliqué, avec des grosses chaleurs, et puis on arrive sur la fin de la quatrième semaine… Mais on est dans ce qu’on avait prévu, j’ai retrouvé des mecs qui sont arrivés prêts, donc on a pu vraiment faire ce qui était prévu initialement, donc les mecs sont prêts, les mecs sont aux temps de passage qu’on voulait, donc pour l’instant, les voyants sont au vert.
Avoir autant de mouvements dans un effectif (30 départs pour 26 arrivées), est-ce positif ou négatif pour un préparateur physique ?
C’est particulier, parce que ça recrée un petit peu de stimulation, puisqu’on ne peut pas s’endormir sur une routine de travail et on est obligé de se réorganiser tout le temps. Par contre, c’est beaucoup de travail puisqu’il faut réapprendre à connaître les joueurs, les spécificités, les pathologies de chacun, donc pour moi aussi ça a été une des prépas les plus dures que j’ai eue à faire, avec un gros groupe à remanager, donc ça a été dur, mais c’est aussi un bon challenge.
"On va monter l’intensité des courses"Un challenge, c’est aussi on imagine, d’un point de vue personnel, de retrouver la Pro D2, après quelques saisons en Nationale auréolées de deux titres…
J’ai connu la Pro D2 pendant trois saisons avec Carcassonne (2020-2023), mais depuis, elle a tellement évolué. Je suis assez proche du préparateur physique de Colomiers, donc j’ai pu récupérer des données GPS pour savoir à quoi s’attendre la saison prochaine, et en 3 ans, j’ai l’impression que c’est un autre sport presque. Vraiment, ça a tellement évolué, donc nous, on veut se préparer sur les standards de ce qui se fait de mieux sur le haut niveau, donc j’ai demandé à Colomiers les 10 plus gros matchs qu’ils aient eus à jouer, et ça va être notre base de travail, il va falloir qu’on standardise là-dessus, donc il y a un gros challenge qui arrive, mais on sait à quoi s’attendre.
Colomiers, une des équipes avec le plus gros volume de jeu la saison passée…
Exactement, ça correspond un peu au jeu qu’on souhaite faire, donc c’est pour ça que je me suis basé un petit peu sur leur standard, qu’on soit prêt à répondre à ce qu’il va se faire de mieux dans ce jeu-là.
On a vu beaucoup de rythme sur cette séance à Cuxac, qu’est que vous recherchez ?
On se base un peu sur ce qu’il se fait aujourd’hui, les gros matches de Pro D2 c’est autour des 40 minutes de "ball in play" (temps de jeu effectif où le ballon est en jeu), on veut se préparer justement à ça, en enchaînant les situations.
Alors que les matches amicaux se dérouleront les 4 et 11 août prochains, quelles sont les prochaines échéances au niveau physique ?
L’intensité va rester la même, parce qu’aujourd’hui on a mis beaucoup de volume, des séquences qui étaient très longues, avec certains mecs qui faisaient jusqu’à 30 bornes dans la semaine, ce qui est beaucoup. Là maintenant on va réduire les volumes, par contre on va monter l’intensité des courses. Ça va être beaucoup plus rythmé, beaucoup plus intense sur les courses, mais le volume va réduire.