Prêté par le Stade Toulousain, Lucien Richardis enchaîne une quatrième feuille de match, avec une seconde titularisation de rang, ce vendredi soir (21 heures), avec le SU Agen contre Oyonnax.
Prêté par le Stade Toulousain, Lucien Richardis enchaîne une quatrième feuille de match, avec une seconde titularisation de rang, ce vendredi soir (21 heures), avec le SU Agen contre Oyonnax.
"Ils ne m’ont pas économisé. Je ne sais pas s’il y avait une raison, mais j’ai su répondre dans le combat et l’envie, donc je suis content." Lucien Richardis le reconnaît volontiers. Les Grenoblois avaient l’Espagnol dans un coin de la tête vendredi soir.
Assez médiatisé depuis son arrivée en Lot-et-Garonne, le jeune trois-quarts a rendu une bonne copie dans l’Isère, pour sa première titularisation en professionnels, malgré plusieurs bouchons pris, souvent sans ballon. "Je pense que j’avais été ciblé avant le match, mais j’ai su me sortir de la pression qu’ils essayaient de me mettre."
Et s’il reconnaît avoir pris "des coups au ventre" et avoir eu "un peu mal à la tête" en raison des chocs, le jeune joueur de 21 ans a malgré tout activement participé à la victoire agenaise. "Le plus important pour nous, c’était de gagner le plus vite possible. Nos deux premières prestations n’étaient pas à la hauteur de l’envie qu’on avait en ce début de saison. Nos deux matchs de préparation étaient vraiment très positifs, et les deux premiers matchs du championnat étaient vraiment très négatifs donc on n’avait pas trop de rythme ou de confiance. À Grenoble, on a réussi à gagner confiance en nous déjà, et confiance en notre jeu."
Une performance malgré tout à rééditer face à Oyonnax, contre "une équipe qui joue beaucoup au pied, qui aime beaucoup mettre la pression". "On a beaucoup travaillé sur cela pendant la semaine. On va donc essayer de répondre présent dans ces duels et aussi à la retombée du ballon."
Car Richardis aura forcément son rôle à jouer. Placé à l’arrière, son utilisation du jeu au pied sera précieuse, comme sa faculté à relancer. "On va jouer notre jeu quoiqu’il arrive. On a un système qui est mis en place. Il ne faut pas faire n’importe quoi. Il ne faut pas s’exposer trop dans notre camp, mais je pense qu’il va falloir tenter. Il ne faut pas rentrer dans leur jeu, sinon, les 80 minutes, cela va être très long."
Individuellement, Richardis aura malgré tout une mission différente. Brillant à l’ouverture, il passe cette fois à l’arrière. Cette polyvalence peut-elle le desservir à terme ? "Non, du tout. J’aime bien ma polyvalence. Je joue où on me dit de jouer. Je suis ici pour avoir du temps de jeu et jouer. J’ai mes préférences, mais je prends du plaisir à jouer en 15, comme en 10."
Une polyvalence faisant penser à Thomas Ramos, lui aussi buteur polyvalent et également passé par la Pro D2 en prêt. D’ailleurs, avec le départ de ce dernier vers le Racing 92 en fin de saison, Richardis pourrait le remplacer dans l’effectif "rouge et noir".
Une comparaison flatteuse pour Richardis. "Pour être franc, j’avais beaucoup parlé avec Thomas du prêt l’année dernière. Il m’avait dit qu’il fallait avoir du temps de jeu à 20 ou 21 ans. Il faut jouer, que ce soit en Top 14 ou en Pro D2. Il m’a beaucoup conseillé, aiguillé par rapport à ça. Il a eu les bons mots. Tout le monde connaît ce joueur et la classe qu’il peut avoir. Mais être comparé à lui, c’est un honneur." Et pour Agen, un sacré coup.