Auteurs de vingt très bonnes premières minutes de jeu, les Agenais ont cependant péché dans la finition, ce qui leur a probablement coûté une victoire pourtant à leur portée.
Auteurs de vingt très bonnes premières minutes de jeu, les Agenais ont cependant péché dans la finition, ce qui leur a probablement coûté une victoire pourtant à leur portée.
Guillaume Jan avait eu raison d’évoquer, lors de la conférence de presse d’avant-match précédant cette rencontre face à Oyonnax, l’importance « de l’entame de match ». Mais l’entraîneur des trois-quarts n’avait peut-être pas idée qu’elle serait finalement décisive dans le résultat final.
Car les Agenais, s’ils se sont vite rassurés en démarrant sur les chapeaux de roues, tout le contraire du match face à Brive, ont aussi manqué « de lucidité » en zone de marque, et ce assez rapidement. Car le SUA a vite eu les opportunités sur les ailes.
Avec Charles Laloi tout d’abord. L’ex du Stade Français se débarrassait peut-être un peu vite du ballon aux portes de l’en-but, en le poussant au pied, et en étant plaqué par Karim Qadiri, gravement blessé sur l’action (5e).
Puis, il était repris sur un débordement par une cuillère, alors que l’essai était presque tout fait (7e). De l’autre côté, Iban Etcheverry perdait le cuir en route à quelques mètres de l’en-but (9e). « On a mis un peu de temps à marquer ce premier essai », reconnaît d’ailleurs Mauricio Reggiardo.
Une fin de match manquéeS’il a finalement fini par trouver la faille, au bout de plusieurs tentatives, le Sporting a manqué le coche après son premier essai. En double supériorité numérique durant cinq minutes, les Agenais n’ont pas su réellement en profiter.
En effet, les partenaires de Santiago Socino ont inscrit trois maigres points. Le tout, après une pénalité où le SUA a assuré les points. « Il faut respecter le jeu. 22 mètres face aux poteaux, c’est trois points », martèle Reggiardo, évoquant plutôt le renvoi, où Agen a « remonté tout le terrain à la main », avant de perdre le ballon dans un regroupement dans les 22 mètres visiteurs.
Ce que ne fera pas Oyonnax pour recoller au score à la pause contre le cours du jeu. « D’un possible 17-0, on passe à 10-10... », regrette le manager du SUA. Un son de cloche partagé par son homologue Fabien Cibray. « On est très chanceux. C’est un miracle, car on est complètement dépassés. Ils ont eu beaucoup d’opportunités, mais ils n’ont pas réussi à marquer. Avec trois bricoles, on marque dix points. »
Et le technicien oyonnaxien d’aller encore plus loin : « On aurait pu prendre une belle fessée. Heureusement, Agen n’a pas fini les coups qu’il aurait dû finir évidemment. » Et si le SUA, obstiné, s’est remis dans le sens de la marche, avec l’essai de Julien Koteureu, il s’est peu à peu éteint dans la dernière demi-heure, ne parvenant plus à investir le camp adverse, ni à monopoliser le ballon sur de longues phases de jeu. « On perd dans les vingt premières minutes, mais aussi les vingt dernières », résume Reggiardo.
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Car le banc, si impactant à Grenoble, n’a, cette fois, pas amené grand-chose. Et Oyonnax, en faisant rentrer Toala à la pause, a bloqué Kolinio Ramoka, le facteur X de la soirée. Tel un symbole, le Fidjien, si bon pendant 79 minutes, a commis la faute permettant à Luka Matkava d’offrir la victoire à ses partenaires à quelques secondes du coup de sifflet final. De quoi casser l’enthousiasme né de la victoire à Grenoble, et replonger les Agenais dans le doute. Pas idéal avant d’aller à Soyaux-Angoulême.