Une semaine après une brillante victoire à Grenoble, les Agenais accueillent le leader du championnat, ce vendredi soir à 21 heures, pour un nouveau choc.
Une semaine après une brillante victoire à Grenoble, les Agenais accueillent le leader du championnat, ce vendredi soir à 21 heures, pour un nouveau choc.
Le SUA respire mieux. Mais ne respire pas totalement bien non plus. Après un début de saison très irrégulier et surtout un zéro pointé au classement après deux journées, le Sporting a magnifiquement redressé la barre, en s’imposant à Grenoble, vendredi dernier.
Là où peu de personnes auraient misé un kopeck, le SUA a déjoué tous les pronostics. « Le groupe est un petit peu rassuré. Elle fait du bien cette victoire », reconnaît Valentin Gayraud. Car les Agenais respirent mieux. Beaucoup mieux.
Au lieu d’être sous une immense pression avec trois revers de rang, les « bleu et blanc » se sont offert un peu de répit. Un peu, car Agen a du très lourd à accueillir ce vendredi, en la personne du leader oyonnaxien. « On sait à quoi nous attendre, et ce qu’il va y avoir en face. On sait que c’est une grosse équipe et qu’ils ne vont pas venir pour faire le voyage à vide », poursuit le troisième ligne.
D’autant plus que les visiteurs du soir sont un peu les chats noirs des Agenais. Oyonnax reste en effet sur trois victoires lors de ses quatre dernières venues à Agen. L’année dernière, les joueurs de l’Ain avaient même enterré les derniers espoirs de top 6 du Sporting. « L’an dernier, ils n’ont pas très bien commencé la saison, mais ils ont très bien terminé. C’est une équipe qui est très en place, qui maîtrise son jeu à la perfection », note Gayraud.
Opposition de styles en vue ?Et Oyonnax a les armes pour embêter Agen. Avec, dans ses rangs, beaucoup d’expérience (Uzair Cassiem, Loïc Godener, Antoine Miquel rien qu’en troisième ligne...), mais aussi des recrues évoluant l’année dernière un niveau au-dessus, comme Alex Newsome (Clermont), ou encore Thomas Darmon et... Thomas Vincent (Montpellier). « Je ne sais pas du tout dans quel état d’esprit il est, mais je ne pense pas qu’il soit revanchard. Mais il aura envie de faire un bon match », reconnaît Gayraud, estimant « plus simple d’analyser un joueur avec qui tu as joué ».
Mais, outre l’expérience, Oyo s’appuie aussi sur un bon jeu au pied d’occupation, une grosse qualité dans les duels aériens, et un huit de devant toujours difficile à manœuvrer. « Quand tu commences tes deux matchs de championnat avec deux défaites, dont une à domicile, et que, derrière, tu arrives à gommer cette défaite à domicile par une victoire à l’extérieur, tu as forcément du soulagement, et tu enlèves un petit peu de pression, même inconsciemment. Après, il faut être conscient que le match est primordial pour valider cette victoire à l’extérieur », rappelle Guillaume Jan, conscient d’une chose. « Notre sport fait que tu es toujours sous pression. Mais la priorité, c’est d’avoir une pression positive, et pas une pression qui te tétanise ou qui te fait déjouer. »
Comme ce fut le cas... contre Brive, lors du premier match à domicile. « Dans la semaine, on n’avait pas ressenti plus de tension que cela. Mais on a un scénario de match qui nous est hyper défavorable. On a perdu nos cinq premières possessions, que ce soit à la main ou au sol. On a perdu tous les rucks sur les dix ou douze premières minutes. Ce qui fait qu’on ne se met jamais dans le match. C’est cela qui nous a le plus tétanisés. On espère surtout ne pas faire la même entame et être capable, si cela arrive, de ne pas baisser la tête et de continuer à se battre pour éviter de produire des erreurs. » Ce serait effectivement bienvenu...