Pour l’historienne spécialiste des mouvements sociaux Danielle Tartakowsky, la volonté du gouvernement d’étendre le travail le 1ᵉʳ-Mai s’inscrit dans une série de législations visant à remettre en question la durée du travail.
Un drapeau avec la colombe de la paix, 1ᵉʳ-Mai 2025 à Paris. ALAIN JOCARD/AFP
« On ne touche pas au 1ᵉʳ-Mai ! » Alors que le gouvernement a confirmé, par un projet de loi présenté en conseil des ministres le 29 avril, sa volonté d’étendre le travail le 1ᵉʳ-Mai – seul jour « férié et chômé » du calendrier –, les syndicats appellent à réaffirmer, dans la rue, la spécificité de cette journée très symbolique. Alors, d’où vient ce 1ᵉʳ-Mai ? Et comment comprendre les attaques dont il fait l’objet ? Nous en avons discuté avec l’historienne Danielle Tartakowsky, spécialiste des mouvements sociaux, notamment autrice de « la Part du rêve », une histoire du 1ᵉʳ-Mai en France (2005, Hachette). Entretien.
La volonté du gouvernement d’étendre le travail le 1ᵉʳ-Mai s’est heurtée à l’opposition de la gauche et des syndicats, qui craignent l’ouverture d’une brèche. Comment analysez-vous les événements de ces dernières semaines ?Danielle Tartakowsky Cette atteinte violente au 1ᵉʳ-Mai n’est pas anecdotique…

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