Les parlementaires ont trouvé un compromis au projet de loi d’urgence agricole en commission mixte paritaire. Mais le texte qui en ressort comprend beaucoup plus de reculs que d’avancées face aux effets du changement climatique.
Le projet de loi d’urgence agricole issu de la commission mixte paritaire (CMP) qui s’est tenue ce jeudi 16 juillet reste aussi dangereux que lorsqu’il y est entré. Où est passé l’esprit de compromis ? La présence autour de la table des députés centristes Stéphane Travers et Marc Fesneau, pas les plus radicaux loin de là, n’aura pas fait le poids face à des sénateurs bien décidés à « y aller comme des porcs » pour obtenir gain de cause. L’expression est claire et elle vient du sénateur Vincent Louault (Horizons). Objectif : faire triompher les obsessions mortifères de la FNSEA, qui vont en tout point dans le sens inverse de l’adaptation nécessaire et urgente de notre agriculture au changement climatique.
De ce point de vue, ce que les sénateurs-agriculteurs ont gagné lors de cette CMP fait froid dans le dos. Commençons par la réautorisation de deux pesticides néonicotinoïdes, l’acétamipride et le flupyradifurone : des substances réclamées par les producteurs de betteraves (qui peuvent s’en passer) e…

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