Un an après avoir été retoquée par le Conseil constitutionnel, la mesure de la loi Duplomb prévoyant la réintroduction de l’acétamipride revient, sous conditions, dans la loi d’urgence agricole adoptée par le Parlement. Le résultat de plusieurs mois de manœuvres des sénateurs de droite et des agriculteurs.
Laurent Duplomb au Sénat le 30 juin 2026 lors des débats sur le projet de loi d’urgence agricole. DANIEL PERRON/HANS LUCAS VIA AFP
Laurent Duplomb tient sa revanche. La loi d’urgence agricole, adoptée par les parlementaires dans la nuit de lundi à mardi, prévoit, à titre dérogatoire et sous conditions, la réintroduction de deux pesticides controversés, l’acétamipride et le flupyradifurone. Le premier, fortement soupçonné d’effets préoccupants sur le neurodéveloppement humain et la mortalité des abeilles, pourrait être réutilisé par la filière de la noisette, le second par celle de la betterave. Ce vote constitue une victoire retentissante pour le sénateur et agriculteur Les Républicains (LR), qui s’est démené pour imposer cette mesure dans le projet de loi, et assurer son maintien au terme de la commission mixte paritaire (CMP) chargée de trouver un compromis entre sénateurs et députés, plus circonspects sur le sujet.
Il y a un an pourtant, les opposants à la loi Duplomb pensaient avoir remporté une partie décisive après la censure partielle du texte par le Conseil constitutionnel. La décision des sages venait clore une séquence politique marquée par l’irruption, aux balcons de l’Assemblée, de la militante Fleur …

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