Les locataires de la résidence Alive, qui date de 2023, s’organisent pour pallier la multiplication des problèmes : invasion de fourmis, défaut d’étanchéité, chaleur… Le bailleur répond aux abonnés absents.
Les locataires de la résidence Alive, qui date de 2023, s’organisent pour pallier la multiplication des problèmes : invasion de fourmis, défaut d’étanchéité, chaleur… Le bailleur répond aux abonnés absents.
Victoria est la première locataire de l’appartement 301 au sein de la résidence Alive, construite en 2023 quartier Euromédecine, rue de Puech Villa. Depuis cette date, les problèmes s’accumulent. "La veille de mes concours, j’ai pris ma douche à l’eau froide", raconte l’enseignante qui dénonce un problème récurrent. "J’ai galéré à trouver un appartement. C’est tout neuf alors on se dit ça va, mais on ne s’attend pas à tout ça…" s’afflige-t-elle.
Invasion de fourmis, défaut d’étanchéité, chaleur étouffante… "On n’a pas d’interlocuteur direct", se plaint Rima, une voisine qui a formulé plus de 200 réclamations depuis son arrivée il y a un peu plus de deux ans. Toutes sont recensées sur l’application du bailleur, CDC Habitat, par ailleurs premier bailleur de France. Et sur l’interface du compte de la locataire, les réponses automatiques défilent, comme lorsqu’elle s’informe pour mettre en place la climatisation : "éviter les cuissons au four", "privilégier des draps en coton", "vous hydrater régulièrement"… À l’intérieur de l’appartement, pourtant exposé nord, le thermomètre atteint les 33 degrés.
Les parties communes laissent aussi à désirer. "Merci de laisser l’ascenseur propre" : le mot collé au miroir fait grincer les dents des locataires. Ceux du quatrième le nettoient eux-mêmes quand il y a de l’urine ou des déchets. L’ascenseur est d’ailleurs resté hors fonction pendant trois mois, suite à un dégât des eaux.
Au sous-sol, le garage était jusqu’à il y a très peu de temps accessible à tous en forçant la porte. "C’est super facile de rentrer sans avoir les clés", se désole Victoria. C’est à l’aide de la lampe torche de son téléphone qu’elle retrouve sa voiture, plongée dans le noir depuis trois mois. "Sans lumière, c’est plus simple de vandaliser ou braquer des voitures", s’inquiète la jeune femme, qui avait découvert il y a deux semaines sa Renault Clio posée sur des parpaings, les quatre roues volées. "Il y a un vrai sentiment d’insécurité." A ce jour, aucun dispositif de caméras de surveillance n’est prévu.
Sur Whatsapp, une trentaine de voisins s’organise pour régler les différents problèmes, appeler régulièrement, formuler des demandes… Certains menacent d’arrêter de payer leur loyer. "Moi je cherche une solution durable. Ce n’est pas un jeu !", se désespère Rima, dont le loyer s’élève à 1 200 euros, pour 88 m² et une place de parking.
Le "calvaire" aura duré trois ans. Victoria quittera son appartement en août prochain pour des raisons professionnelles. "Je n’aurai pas tenu plus de toute manière", confie-t-elle. Contacté, CDC Habitat n’a pas répondu à nos sollicitations.