Au mois de juin, les véhicules de plus de 16 ans ont représenté 28% des ventes de voitures d'occasion en France, signe d'un budget limité pour changer de voiture. Deux autres catégories enregistrent de fortes progressions, mais avec des volumes bien plus limités: les voitures 100% électriques et de marques chinoises.
Au mois de juin, les véhicules de plus de 16 ans ont représenté 28% des ventes de voitures d'occasion en France, signe d'un budget limité pour changer de voiture. Deux autres catégories enregistrent de fortes progressions, mais avec des volumes bien plus limités: les voitures 100% électriques et de marques chinoises.
Avec plus de 2,6 millions de véhicules qui ont changé de propriétaire sur les 6 premiers mois de 2026, le marché de l'occasion reste prédominant en France. Le tout malgré un recul de 4,1% par rapport à la même période en 2025. Sur ce début d'année, cela représente un véhicule neuf vendu pour 2,36 d'occasion, d'après le dernier baromètre Autoscout24.
Un marché encore majoritairement orienté vers le Diesel, qui représente encore 41% des ventes sur le seul mois de juin, mais avec des volumes en recul de 12% à 180.744 unités. Il devance les moteurs essence (sans hybridation), 37% du marché en juin, avec un recul moins marqué de 2,35%, à 166.396 unités.
Dans le contexte des prix des carburants élevés, les Français se tournent de plus en plus vers des motorisations dites "électrifiées", de l'hybride léger au 100% électrique, qui représentaient un véhicule d'occasion vendu sur 5 en juin.
C'est le 100% électrique qui progresse le plus, avec 23.332 ventes d'occasion en juin, soit une hausse de 73% par rapport à juin dernier. Cette motorisation atteint ainsi 5% de parts de marché, un niveau record. L'hybride rechargeable, 4% du marché en juin, progresse de 9,5% en volumes, à 15.690 unités.
Motorisation star du marché du neuf depuis quelques années, l'hybride classique ou non-rechargeable représentait le mois dernier 12% des ventes d'occasion, avec 53.144 véhicules, en hausse de 31,5%.
En parallèle, les constructeurs chinois comme MG Motor, BYD ou Lynk&Co voient leurs transactions exploser en occasion, portées notamment par les retours de contrats de leasing (LLD et LOA) souscrits en 2023 et 2024.
Leur part de marché est désormais de 0,77%, alors qu'elle n'était que de 0,37% en juin 2025. Les volumes restent toutefois relativement limités, avec 3.415 véhicules le mois dernier, à comparer avec 13.238 ventes d'occasion pour des véhicules de marques coréennes et 38.238 ventes pour les marques japonaises.
Les marques françaises représentent près de la moitié des transactions en juin (46,23%), avec un peu plus de 206.474 unités.
Le marché de l'occasion reste profondément marqué par la contrainte budgétaire, comme le montre les chiffres de ventes des modèles de plus de 16 ans: ils enregistrent la plus forte progression en juin (+7,8%), confirmant cette tendance des derniers mois.
"Le premier semestre confirme une polarisation croissante du marché de l'occasion: D'un côté, les véhicules récents accompagnent la montée en puissance des motorisations électrifiées. De l'autre, les véhicules de plus de 16 ans représentent désormais plus de 28% des immatriculations depuis le début de l'année", souligne Vincent Hancart, directeur d'Autoscout24 France.
Avec un parc automobile français vieillissant -la moyenne d'âge était de 11,5 ans en 2025- ce succès rencontré par les modèles de plus de 16 ans traduit surtout le poids de la contrainte budgétaire:
"Ce segment reste composé quasi exclusivement de véhicules thermiques, illustrant que, pour une partie des ménages, le prix d'achat demeure le premier critère de choix", note Vincent Hancart.
Une lueur d'espoir se dessine néanmoins pour le portefeuille des ménages: le prix moyen d'un véhicule d'occasion sur le site Autoscout24 poursuit sa correction et repasse sous le seuil symbolique des 30.000 euros. Il s'établit désormais à 29.329 euros, en baisse de 7,6% sur un an, soit son plus bas niveau enregistré depuis janvier 2023.
"Cette normalisation progressive des prix pourrait contribuer à soutenir l'activité du marché au cours du second semestre", anticipe Vincent Hancart.