Alors que deux tiers des Français jugent désormais réalisable un long trajet en voiture électrique, la confiance est encore plus forte chez les conducteurs déjà convertis. Rassurés par la pratique, plus de 82% d'entre eux prévoient de prendre la route cet été, une immense majorité abordant ce grand départ en toute sérénité.
Alors que deux tiers des Français jugent désormais réalisable un long trajet en voiture électrique, la confiance est encore plus forte chez les conducteurs déjà convertis. Rassurés par la pratique, plus de 82% d'entre eux prévoient de prendre la route cet été, une immense majorité abordant ce grand départ en toute sérénité.
Le véhicule électrique n'est plus cantonné aux simples trajets du quotidien ou aux déplacements de proximité. À la veille des grands départs estivaux, la voiture à batterie s'impose désormais comme une alternative crédible pour les longues distances pour une majorité de Français. Surtout dans le contexte de la crise des carburants, avec des ventes de véhicules électriques qui se sont accélérées ces derniers mois: ils représentent 28,2% du marché du neuf sur les 6 premiers mois de 2026 (contre 17,6% sur la même période l'an dernier), et gagne aussi du terrain sur le marché de l'occasion.
Les progrès des véhicules plus récents réduisent en effet la crainte de la panne sèche liée au manque d'autonomie et à l'incertitude de trouver des bornes de recharge sur son trajet. La France dispose d'ailleurs d'un réseau assez dense, avec plus de 196.000 points de recharge publics disponibles dans le pays au total et un réseau autoroutier très bien équipé, selon l'Avere-France.
Alors qu'ils n'étaient que 51% en 2024 et 52% en 2025 à valider l'option de la voiture électrique pour les vacances, ils sont désormais plus de deux tiers (67%) à penser qu'il est possible d'effectuer un trajet vers son lieu de villégiature avec un véhicule à batterie.
Cette envolée de 15 points en un an, mesurée par le dernier baromètre annuel Alphabet France x YouGov*, traduit d'une certaine manière la fin d'un blocage psychologique collectif. Elle s'explique notamment par le réveil des seniors: la part des plus de 55 ans jugeant ce voyage réalisable passe de 44% en 2025 à un taux compris entre 59% (pour les plus de 65 ans) et 63% (pour les 55-64 ans) en 2026.
Toutefois, cette enquête Alphabet France x YouGov interroge l'ensemble des automobilistes français, qu'ils possèdent ou non une voiture électrique. Or, si les ventes ont bondi ces derniers mois, on estime que ces véhicules zéro émission ne représentent que 3% du parc automobile français.
Lorsque l'on se penche sur ces conducteurs, la maturité est encore plus flagrante. Selon une étude publiée par l'opérateur Ionity**, pas moins de 82,4% des utilisateurs de véhicules électriques prévoient concrètement un long trajet cet été, et près de 8 sur 10 (79,6%) abordent ce déplacement en toute sérénité.

USA Today : "GM propose de revendre l'électricité des véhicules électriques", par John Plassard – 10/06
Pour ces convertis, la pause recharge s'est transformée en un véritable rituel de déconnexion sur la route. Plus d'un conducteur sur deux (55,2%) considère ce temps d'arrêt comme plus agréable ou au moins équivalent à une pause pour réaliser un plein de carburant classique.
Mais que fait-on pendant la recharge? 57,6% des usagers en profitent pour prendre un café ou un repas, 36,4% regardent des séries ou des vidéos, tandis que 31,2% s'octroient une sieste ou flânent dans les boutiques des aires de service.
L'électrique longue distance gagne bien du terrain si on compare à l'an dernier. Toujours chez les utilisateurs d'électriques, 60% des moins de 35 ans et 59% des Franciliens disaient partir régulièrement en vacances avec leur voiture, contre une moyenne nationale de 23%, soulignaient les chiffres du baromètre Toluna-Harris Interactive pour Driveco, avec des données collectées en juin 2025.
Ce basculement progressif vers l'électrique coïncide avec une baisse globale de l'usage de la voiture pour les vacances, choisie par 64% des vacanciers selon Ulys contre 75% en 2020, avec en moyenne 673 kilomètres parcourus cet été.
Les utilisateurs sont avant tout motivés par un budget réduit sur la route. Pour 31,6% des sondés de l'étude proposée par Ionity, la baisse des frais par rapport au thermique est le principal avantage, devançant largement l'argument écologique, à 24%.
Les simulations de l'étude Driveco confirment ce gain: ce trajet de 673 kilomètres revient à environ 51 euros en électrique contre plus de 80 euros en diesel, soit une économie de 30 euros nets.
Côté environnement, l'Ademe indique que ce voyage émet 45,3 kg de CO2e en électrique contre 95,7 kg en diesel. Derrière ce jargon technique, le "CO2 équivalent" (CO2e) est simplement l'unité de mesure globale de l'empreinte carbone. Elle permet d'englober tous les gaz à effet de serre rejetés pendant le trajet (pas seulement le dioxyde de carbone) pour les ramener à un score unique. Résultat: le bilan environnemental du voyage serait ainsi divisé par deux.
*Baromètre Alphabet France x YouGov: enquête annuelle quantitative réalisée en ligne du 20 au 21 mai 2026 auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.
**Étude appinio x IONITY réalisée auprès de 250 conducteurs de véhicules électriques français entre le 19 et le 27 mai 2026