Dans les Pyrénées Orientales, la situation s'améliore d'heure en d'heure, jeudi 9 juillet, mais le feu qui a parcouru près de 5 000 hectares n'est toujours pas fixé. Dans 15 communes du département, les habitants ne sont pas encore autorisés à rentrer chez eux. Illustration à Ille-sur-Têt et Rodès, où des maisons ont été complètement détruites.
Publié le 09/07/2026 15:06 Mis à jour le 09/07/2026 15:06
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Article rédigé par France 2 - S. Soubane, J. Poissonnier, G. Duchaine, E. Martin, S. Guillemot, ICI Languedoc-Roussillon, P. Brame - Édité par l'agence 6Medias
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Dans les Pyrénées Orientales, la situation s'améliore d'heure en d'heure, jeudi 9 juillet, mais le feu qui a parcouru près de 5 000 hectares n'est toujours pas fixé. Dans 15 communes du département, les habitants ne sont pas encore autorisés à rentrer chez eux. Illustration à Ille-sur-Têt et Rodès, où des maisons ont été complètement détruites.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Toute une vie réduite en cendres. Depuis 2 ans, Jérôme Le Moaligou vivait dans sa caravane. Officiellement, il n'a pas le droit d'être ici. La commune d'Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales) est toujours évacuée, mais il a bravé l'interdit. "J'avais besoin de revenir ici, constater les dégâts, essayer de me retrouver une vie, trouver des moyens pour redémarrer", confie-t-il. À 51 ans, il doit repartir à zéro : "Je suis vraiment dégoûté. Ça m'a pris des années pour avoir le peu de choses que j'avais. C'est comme avoir monté une échelle et puis redescendre au bas de l'échelle. C'est comme si tous les échelons avaient cramé", explique-t-il, abattu.
Comme lui, ils sont nombreux dans les communes touchées à revenir pour constater par eux-mêmes l'ampleur des dégâts. "C'est la voiture de ma belle-fille, et là, c'est là où je stockais toutes mes affaires, il y avait mon marteau-piqueur", nous montre Nicolas Valls, habitant de Rodès (Pyrénées-Orientales). L'entrepreneur dans le bâtiment a perdu ses engins de chantier. Sa maison est intacte, il vient pour en assurer la sécurité. "Je ne dors pas ici. Je viens juste pour vérifier, donner à manger au chat, qu'il n'y ait pas eu d'intrusion", précise-t-il.
Revenir est une façon de se rassurer pour certains habitants. "Tant qu'on n'a rien vu, en fait, la crainte est toujours là. Ça fait vraiment peur", confie l'un d'eux. Rodès est l'un des villages les plus affectés par l'incendie. Marc Bianchini, le maire de la commune, détaille : "26 maisons ont été touchées par l'incendie. Il doit y en avoir 17, 18 qui sont complètement à raser. Puis après, tout le réseau téléphone, le réseau d'électricité…"
Pour l'heure, le feu ne progresse plus. Ce soir, les habitants de neuf communes pourront réintégrer leur domicile.
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