Près de 8 000 hectares sont partis en fumée en France depuis début juillet, soit presque deux fois plus que sur la totalité du mois de juillet 2025. Tourisme, agriculture, restauration : des secteurs en souffrance dans les zones touchées par les flammes.
Publié le 09/07/2026 15:29 Mis à jour le 09/07/2026 15:29
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Article rédigé par France 2 - V. Chatelier, C. Marchand, T. Toujas - Édité par l'agence 6Medias
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Près de 8 000 hectares sont partis en fumée en France depuis début juillet, soit presque deux fois plus que sur la totalité du mois de juillet 2025. Tourisme, agriculture, restauration : des secteurs en souffrance dans les zones touchées par les flammes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le hangar de Dominique China, apiculteur à Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales), n'a pas survécu à l'incendie. À l'intérieur, son outil de travail et tous ses stocks : "Ici, il y a les véhicules détruits et des bidons de miel de ce qui nous restait des récoltes de l'année dernière et un petit peu des récoltes de cette année", détaille-t-il. Au total, 30 000 litres de miel sont partis en fumée ou sont invendables. Juste à côté : une centaine de ses ruches, carbonisées. "Tout ça, c'est les toits de ruche qui ont survécu, qui sont en métal. Tout le reste, c'était en bois, ça a brûlé", précise Dominique.
En tout, il estime ses pertes à plus d'un million d'euros. "C'est très désolant, parce que tout ça, on ne se le fera pas rembourser. Il n'y a globalement pas de facture parce que ce sont des choses qui durent au fil des années. On n'a pas de justification de beaucoup de choses", déplore-t-il.
Dans la commune voisine de Bouleternère (Pyrénées-Orientales), Alain Margalet, arboriculteur, est dépité. Il a vu les flammes s'approcher puis pénétrer dans son verger. "Le feu, comme vous le voyez, il est passé dans toutes les rangées sur 100 mètres. Ici, il n'y aura rien à récupérer, même si on y met l'eau, la parcelle. Et là, on perd la récolte et on perd le végétal", indique-t-il.
Quelque 30 à 40% de ces pêchers sont impactés. "Vous voyez le feu, ce qu'il nous a fait. Les fruits, ils sont brûlés", déplore le producteur. Et le système d'irrigation a complètement fondu : un travail titanesque pour tout reconstruire. "Quand vous voyez ça, ça vous prend là. Mais bon, on est des paysans, donc on se relèvera quand même…", assure Alain, ému.
À quelques kilomètres de là, Antoine Janiaux, propriétaire du café-restaurant à Millas (Pyrénées-Orientales), accueille pour l'instant quelques évacués d'autres villages. Lui, craint pour sa saison et que sa terrasse soit vide cet été. "Comment vous voulez venir en vacances dans un département qui est brûlé et sinistré ? Au niveau touristique, on va avoir une grosse baisse. C'est quand même 50% de notre activité l'été. Et cette année, on ne sait pas où on va aller", prévoit-il.
Des villages entiers pour qui les conséquences économiques pourraient être très conséquentes.
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