L'incendie dans les Pyrénées-Orientales a été ralenti grâce au travail des pompiers, qui continue. Des milliers d'habitants ont dû être évacués. Certains viennent constater les dégâts.
L'incendie dans les Pyrénées-Orientales a été ralenti grâce au travail des pompiers, qui continue. Des milliers d'habitants ont dû être évacués. Certains viennent constater les dégâts.
Publié le 07/07/2026 14:31 Mis à jour le 07/07/2026 14:31
Temps de lecture : 2min
L'incendie à Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées Orientales. (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)
Une commune évacuée, privée de ses habitants, les volets clos, les rues vides... Le silence domine à Ille-sur-Têt. L'incendie dans les Pyrénées-Orientales "n'est pas fixé", mardi 7 juillet, a indiqué le préfet Pierre Regnault de la Mothe, lors d'une conférence de presse. "La surface parcourue est de 4 900 hectares", a-t-il indiqué, tout en précisant que "la lisière de feu est de 40 km". Ce sont donc près d'une trentaine de communes qui ont été évacuées : 10 000 personnes au moins ont dû quitter leur domicile, comme à Ille-sur-Têt, à une trentaine de kilomètres de Perpignan.
La commune évacuée, privée de ses habitants n'est seulement perturbée par le passage des camions de pompiers, des hélicoptères bombardiers d'eau, des Canadair. À quelques kilomètres, dans les collines, la fumée est toujours visible.
À l'entrée de la petite ville, l'odeur de brûlé est tenace, les arbres sont noircis. "Ça repart, regardez !", désigne Marine, une voisine, juste de passage pour constater les dégâts. De la fumée qui s'échappe des cendres.
"La maison qui est en face de nous a complètement brûlé, c'est impressionnant"
Marine, habitante d'Ille-sur-Têt
à franceinfo
Et "avec le vent qui s'est levé, ça a permis de pousser un petit peu plus en dehors de la commune", explique-t-elle avant de désigner "une maison habitée, le toit s'est effondré, tout a brûlé" et à côté, une carcasse de voiture complètement calcinée. Sa "maison est à 150 mètres", derrière les HLM. "Il y avait des flammes partout ici, ça montait à 6 ou 7 mètres de haut", raconte Marine. "On ne voyait pas à cinq mètres, c'était noir...". Elle a des photos et des vidéos où l'on voit le mur de flammes.
Le colonel, Stéphane Clerc, directeur départemental adjoint des pompiers explique rester "sur une situation sous surveillance, fortement sous surveillance", insiste-t-il. "Puisqu'en fait on a quand même 30 kilomètres de lisière, 30 km de pourtour donc on a des vents qui sont un coup en sud-ouest, un coup en est donc ça fait des bascules de vent, des bascules de dispositif". Ce qui "demande beaucoup d'énergie aux troupes, en plus des problématiques d'hydratation et de travail sous la chaleur", poursuit le colonel.
"C'est un feu hors normes, qui vient impacter pas mal de villages", ce "qui n'est pas satisfaisant pour nous" poursuit Stéphane Clerc. Et d'ajouter :"On est sapeurs-pompiers, on est payés pour protéger... Donc, forcément, ce n'est jamais marrant pour nous d'avoir une maison qui brûle".
Dans la zone de l'incendie au moins une cinquantaine d'habitations ont été emportées par les flammes, selon les pompiers, qui ne baissent pas les bras jour et nuit. Ils sont plus de 800 mobilisés pour combattre le brasier.