A 80 ans, et avec un 23ᵉ album, le chanteur stéphanois nous parle de la démocratie, de La Havane et de son amie Catherine Ringer.
Bernard Lavilliers, ici en juin 2026, entamera début 2027 une tournée de 30 dates dans toute la France pour présenter son nouvel album, « Rite cruel ». YANN ORHAN
Pour aller plus loin
Quand on part à sa rencontre, Bernard Lavilliers est un jeune octogénaire : il a fêté ses 80 ans la veille, lors d’une soirée un peu – ou très – arrosée. Ce n’est pas l’alcool qui engendre la gueule de bois, plutôt l’époque, les élections qui approchent, et les peurs qu’elles engendrent. Le Stéphanois sort son 23e album, « Rite cruel », l’anagramme de « l’écriture ». Il est question, d’ailleurs, de cette difficulté d’écrire, parfois. Alors, cet album, on l’espérait engagé, et il l’est. « Coriace » parle de notre faculté à résister, « Ligne de feu » évoque les soldats qui combattent dans les tranchées, et « Berceuse des enfants d’Europe », du poète résistant Louis Cauchois, une mère qui endort son enfant en lui parlant du chaos dans lequel le monde sombre peu à peu. Engagé, Lavilliers. Mais pas seulement. Il nous invite à rêver d’ailleurs en faisant « tourner la mappemonde », de « Samarcande » aux terres d’Islande.
Conçues entre Rio, Kinshasa et La Havane, les chansons alternent entre bon vieux rock et musiques du monde chères au natif de Saint-Etienne. Pour finir par un portrait de son chien, « Mario », qui rappelle « le Vieux Couple », la chanson tendresse écrite en 1972 par Dabadie pour Serge Reggiani. On …
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