Selon le politologue Luc Rouban, directeur de recherches émérite au CNRS, l’accélération de la polarisation de la vie politique entre le Rassemblement national et La France insoumise, favorisée par les violences des derniers jours, pourrait profiter à une offre politique plus modérée en 2027.
Une pancarte « La jeunesse emmerde le Front national », en référence à l’ancien nom du Rassemblement national, lors de la mobilisation contre la vie chère, à Paris, le 17 octobre 2026. Selon l’enquête électorale du Cevipof, 20 % des 18-24 ans pourraient voter pour Marine Le Pen mais 41 % pour Jean-Luc Mélenchon. LAURENT DEMARTINI/HANS LUCAS VIA AFP
Alors qu’une nouvelle mobilisation d’ampleur est attendue samedi 24 octobre, notamment un rassemblement à Orléans pour protester contre la tenue dans la ville du congrès du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen et Jordan Bardella, l’extrême droite tente désormais d’apparaître comme le parti de l’ordre face à la gauche de Jean-Luc Mélenchon, accusée de laisser faire, voire d’encourager les violences. Le politologue Luc Rouban, directeur de recherches émérite au CNRS et auteur des « Racines sociales de la violence politique » (Editions de l’Aube, 2024), analyse les limites de ce positionnement politique.
Le Rassemblement national – avec ses promesses d’autorité – apparaît comme le grand gagnant des violences et pillages en marge des manifestations contre la vie chère du 17 octobre. Selon un sondage Ifop-Fiducial réalisé juste après, Marine Le Pen creuse l’écart avec ses concurrents dans la course à …Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre spéciale
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner : 2,99€/mois pendant 1 an