Pour son premier véritable meeting de campagne pour la présidentielle de 2027, qui s’est tenu à Orléans ce dimanche, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a adopté une stratégie de second tour, se voulant la moins clivante possible. Non sans quelques couacs.
Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle, s’exprime à la tribune de la CO’Met Arena d’Orléans, le 25 octobre 2026. ROMAIN GAUTIER/HANS LUCAS VIA AFP
Voilà Marine Le Pen au centre de l’Arena orléanaise. Une scène immense, pas loin de dix mille paires d’yeux rivés sur elle et autant de drapeaux français agités par ses militants extatiques. En ce premier véritable meeting de campagne, les mots doux pleuvent, comme si le second tour, et le rassemblement qu’il exige, se jouait demain. Une heure durant, il ne sera question que d’amour, ou presque, dans la bouche de la fille du fondateur du Front national, qui a laissé à son numéro deux, Jordan Bardella – réélu samedi président du parti, avec 98,98 % des voix – le soin de commenter la sombre actualité. Très peu pour elle : « Notre seule boussole, c’est le bonheur des Français », « la France a de beaux jours devant elle », « l’élévation du pays vers le beau, le vrai et le juste », promet-elle…
A six mois du scrutin, l’heure est déjà à la grande câlinothérapie dans les rangs du Rassemblement national (RN). Exit la flamme héritée de Jean-Marie Le Pen. Désormais, le nouveau slogan de la candidate, « Pour la France, la Renaissance » – période dont Marine Le Pen dit vouloir s’inspirer… –, est …
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