Le syndicat pointe un déséquilibre entre les moyens mobilisés pour soutenir le géant pharmaceutique et ceux prévus pour amortir les conséquences sociales de sa restructuration. ...
Le Setca a dénoncé, lundi dans un communiqué, le refus du gouvernement de réintroduire le régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC), ou prépension, pour les travailleurs concernés par les 1.217 licenciements annoncés chez GSK.
Le syndicat dénonce un contraste entre les aides publiques accordées au groupe pharmaceutique et le manque de solutions pour accompagner les salariés licenciés.
"L'État accorde près d'un demi-milliard d'euros (481 millions d'euros, NDLR) d'aides publiques à une multinationale, sans garanties suffisantes en matière de maintien durable de l'emploi. Malgré ce soutien public, l'entreprise annonce des restructurations massives", s'est indigné le Setca.
Le syndicat a aussi réagi aux propos du ministre fédéral de l'Emploi, David Clarinval, selon lesquels l'État ne doit pas payer les prépensions à la place de GSK. Une position jugée "inacceptable" par l'organisation syndicale.
Le syndicat souligne que le RCC repose sur une allocation de chômage financée par la sécurité sociale et un complément d'entreprise payé par l'employeur. Il estime dès lors "trompeur" de présenter ce dispositif comme une dépense entièrement à charge de l'État.
"Ce dispositif permettrait aux négociateurs du plan social de travailler sur la pyramide des âges et d'envisager des solutions plus humaines pour les travailleurs concernés [...] Pour le Setca, la réponse est claire : le RCC n'est pas seulement une question de revenus. C'est un outil de justice sociale", a-t-il poursuivi.
"C'est le contribuable qui paie", "on doit se réveiller" : Gilles Vanden Burre et la fédération pharma s'opposent sur les aides à GSKEn l'absence de possibilité de bénéficier du RCC, les travailleurs licenciés pourraient se retrouver au chômage, ce qui représenterait également un coût pour la collectivité, a ajouté l'organisation syndicale.
Le syndicat rappelle avoir interpellé le Premier ministre Bart De Wever lors d'une rencontre avec les représentants syndicaux, organisée après l'annonce de GSK mercredi dernier.
Le Setca exhorte le gouvernement à assumer "ses responsabilités" et à mettre la solidarité "au service de celles et ceux qui ont contribué, pendant des décennies, à la richesse de notre société".
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