Tandis que le CO est reparti sans point du Béarn en raison d’un essai sur la sirène des Palois, ce samedi 10 octobre (26-35), le capitaine tarnais Mathieu Babillot a regretté que l’arbitre n’ait pas vérifié une action...
l'essentiel Tandis que le CO est reparti sans point du Béarn en raison d’un essai sur la sirène des Palois, ce samedi 10 octobre (26-35), le capitaine tarnais Mathieu Babillot a regretté que l’arbitre n’ait pas vérifié une action qu’il jugeait illégale. Un arbitrage vidéo s’imposait-il vraiment ?
Parler à chaud est parfois un exercice piégeux. Mais Mathieu Babillot, en capitaine et joueur professionnel expérimenté, sait ce qu’il fait. Il sait peser ses mots dans ce genre de situation. Après le revers du Castres Olympique à Pau, ce samedi 10 octobre (26-35), le troisième ligne, sur un ton calme, a tenu à signaler un détail qui aurait surtout pu éviter à son équipe de rentrer bredouille de son déplacement. Voire d’obtenir une munition pour acquérir un succès. "On a la balle de match. Malheureusement, il y a cette dernière action qui me fait mal et qui est un peu difficile à avaler. Honnêtement, je ne comprends pas la décision", indiquait le joueur de 33 ans.
En cause, l’action qui a abouti au grattage de Hugo Auradou sur Gauthier Maravat, offrant la possibilité à la Section et surtout à Aaron Grandidier d’initier un contre éclair avec un long coup de pied, terminé 80 mètres plus loin, dans l’en-but tarnais, ôtant ainsi le bonus défensif à un CO qui l’aurait amplement mérité.
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Interrogé à son tour sur cette fameuse action, le manager béarnais Sébastien Piqueronnies n’a, lui, vu aucun acte répréhensible : "Si les Castrais avaient bien revu les images, ils auraient vu qu’il n’y a rien. Hugo (Auradou) est le premier sur la zone, il y a un clair release (plaqueur qui lâche le plaqué et sort de la zone, ndlr) donc il peut attaquer le ballon. Ensuite Youri (Delhommel, au relais pour passer le ballon à Grandidier) est 100 % en jeu. Et puis il est évident que le porteur (Gauthier Maravat) essaye de manipuler le ballon."
Rien de clair et évidentOr ce n’est pas le grattage, parfaitement légal, que le capitaine des "bleu et blanc" cible. Lui évoque plus l’interférence du défenseur sur le soutien offensif castrais. "Si le soutien est connecté au porteur de balle, il a le droit d'être impacté. En l'occurrence, il ne l'est pas donc il n'a pas le droit d'être impacté", rappelle Babillot.
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Il est vrai que l’on voit Levan Chilachava, collé à Maravat, se faire heurter – et donc mettre de côté, ou ralentir, pour apporter quelconque aide - par Beka Gorgadze, avant que Guram Papidze ne plaque Maravat et qu'Auradou récupère la possession. "Il y a jeu sur la situation, aucun élément n’apporte une évidence de faute, observe un superviseur qui évalue des arbitres en Top 14 et en Pro D2, que nous avons contacté pour décrypter la situation pointée du doigt. Chilachava est lié au porteur, donc il peut être percuté."
Dans ce cas, on touche évidemment à la frontière de la règle, dans la mesure où certains verront un joueur lié et d’autres non, ce qui alimentera un peu plus le débat sur la simplification des règles du rugby, qui se complexifient d’année en année. En l’état, rien ne semblait obliger Evan Urruzmendi à revoir les images en question.
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Or plus que l’action en elle-même, Mathieu Babillot attendait ce geste de la part de l’officiel, ce qui aurait pu évacuer tout doute. "Je ne comprends pas la décision, ce que je lui signifie. Je lui dis que c'est un moment important du match qui doit être vérifié et qui ne l'est pas. C'est ça qui me pose problème", confiait le capitaine, qui sait aussi que son équipe "aurait pu maîtriser des choses avant afin de l'emporter".