Snobées à leur inauguration en 1927, applaudies par les avant-gardes dans les années 1950, les peintures de Claude Monet au Musée de l’Orangerie sont aujourd’hui objets de recueillement, alors que les événements accompagnant le centenaire de sa mort se multiplient.
Une jeune femme admire l’un des huit panneaux des « Nymphéas » de Claude Monet, au Musée de l’Orangerie, à Paris. PETER BARRITT/SUPERSTOCK/SIPA
Pour aller plus loin
Saisie par la beauté des « Nymphéas » de Claude Monet, Cliffie, une Américaine de 20 ans, fixe depuis un moment les branches tombantes des saules pleureurs. « Ce tableau m’évoque Dieu, sa capacité à créer la nature et des êtres qui peuvent la reproduire et la partager. » Depuis le 17 mai 1927, des millions de regards se sont posés sur les huit compositions panoramiques du Musée de l’Orangerie, à Paris. Chaque visiteur vit cette expérience selon sa sensibilité, son émotion, son histoire.
L’écrivain Grégoire Bouillier, lui, a distingué… un cadavre noyé sous la ligne d’eau. « Comme tout bon Parisien, je n’avais jamais visité l’Orangerie, pas plus que la tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe, avant d’y accompagner ma fille qui habite à Montréal, précise-t-il. Sur place, j’ai été saisi d’un …
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