Christophe Sans, maire de Buzet-sur-Baïse depuis mars 2026, partage son enthousiasme pour son mandat. Élu avec 64,65 % des voix, il valorise la proximité avec les habitants et l'efficacité de son équipe. Ancien...
Christophe Sans, maire de Buzet-sur-Baïse depuis mars 2026, partage son enthousiasme pour son mandat. Élu avec 64,65 % des voix, il valorise la proximité avec les habitants et l'efficacité de son équipe. Ancien policier et rugbyman, il s'appuie sur son expérience pour gérer les défis locaux. Il participera au Congrès des maires du Lot-et-Garonne ce vendredi à Agen Agora.
Il se présente comme un maire épanoui. L'enthousiasme du premier mandat ? Quoi qu'il en soit, à une époque souvent assombrie par un cocktail amer de crises à répétition, son entrain détonne. Élu au premier tour le 15 mars 2026 avec 64,65 % des voix, Christophe Sans est à la tête de la municipalité de Buzet-sur-Baïse depuis six mois. Il a eu le temps de prendre le pouls de cette fonction parfois ingrate qu'il découvre à 60 ans.
"C'est intense, reconnaît-il. C'est un boulot de tous les instants où vous ne faites jamais la même chose, mais j'éprouve du plaisir à travailler. Je délègue facilement tout en étant désireux d'être au courant de tout. Et surtout de tout comprendre". Si cet ancien rugbyman a la carrure - au sens propre comme au figuré - pour porter la charge, il souligne deux facteurs déterminants.
"L'affectif après la compétence"Le premier est qu'il avait bien préparé ses projets pour ce village de 1 400 âmes réputé pour son vignoble. "Nous les assemblons aujourd'hui comme un grand puzzle", sourit-il. Le second est qu'il a privilégié l'équipe. "J'ai fait le choix difficile de faire passer l'affectif après la compétence. J'ai laissé sur le chemin des copains, mais au nom de l'intérêt collectif, je suis heureux d'avoir pris cette option. Elle est payante car un maire ne peut pas tout connaître. J'ai par exemple un superman en urbanisme".
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Le personnage a le verbe facile. Il aime le contact. Être à portée d'engueulade ne l'effraie pas. Au contraire, il se réjouit de cette proximité avec les Buzéquais. Sa bonhomie permet d'arrondir les angles. "L'avantage quand tu es maire d'une commune à taille humaine est que tu vois vite, aux réactions de la population, si une idée est bonne, ou non."
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Il en veut pour preuve la permanence du samedi matin. "C'est devenu un salon, plaisante-t-il. Nous étions deux élus, nous sommes maintenant quatre ou cinq. Les administrés viennent à notre rencontre. C'est intéressant. Tout comme le marché que nous avons le samedi matin. Nous avons maintenant sept ou huit exposants". Tout n'est pas simple non plus. "J'ai découvert que la temporalité de l'administration n'est pas la même que celle de l'équipe municipale. Tout peut prendre du temps. Il faut s'y habituer".
"Je parle beaucoup et j'ai un profil rassurant"Arrivé par Buzet pour jouer pilier dans l'équipe de rugby locale, ce natif de Bordeaux a été policier. Il a longtemps assuré la protection des diplomates à l’étranger. Il a appris en les observant. Il a voyagé. "Dans ma carrière, j'ai côtoyé des politiques comme Jacques Chirac. J'ai vu comment ils se comportaient loin des caméras".
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Ce passé couplé à son gabarit lui sert aussi à gérer des incivilités qui peuvent survenir sur sa commune. "Je parle beaucoup et j'ai un profil rassurant, dit-il avec humour. Quand des problèmes se présentent, je me déplace toujours pour discuter".
Les gamins qu'il a trouvés une nuit sur un toit s'en souviennent. Christophe Sans a toujours eu envie de s'impliquer dans la vie locale. Il n'est pas déçu. Autant d'enseignements et de retours d'expérience qu'il partagera avec ses pairs ce vendredi 18 septembre, à l'occasion du Congrès des maires du Lot-et-Garonne à Agen Agora.