Sur le vignoble figeacois de la Vinadie, les sociétaires préparent les vendanges. Elles commencent lundi pour les blancs et rosés. Pour les rouges, il faudra attendre la mi-septembre. Si l'été a été extrêmement sec,...
l'essentiel Sur le vignoble figeacois de la Vinadie, les sociétaires préparent les vendanges. Elles commencent lundi pour les blancs et rosés. Pour les rouges, il faudra attendre la mi-septembre. Si l'été a été extrêmement sec, les quelques pluies étalées ont accompagné la vigne vers une belle maturité. De quoi espérer une année exceptionnelle.
"Si le temps se maintient, et nous est favorable encore deux à trois semaines, nous devrions avoir la plus belle récolte en qualité comme en quantité, depuis le début de notre aventure", disent de la même voix Jean-Pierre Espeysse, président du directoire de la SCIC de la Vinadie, et Frédéric Thiollet, l’œnologue du laboratoire Vini’Lab de Pescadoires.
Début des vendanges lundiEn effet, alors que l’été s’effiloche déjà et se glissera bientôt dans les draps de l’automne, les ceps présentent tous de belles grappes violacées, encore luisantes de la rosée matinale.
En ce matin ensoleillé, à Figeac (Lot), à quelques jours du début des vendanges, prévu lundi 31 août à 7 heures pour les blancs et les rosés, une dizaine de sociétaires bénévoles sont au chai pour nettoyer et préparer le pressoir et les cuves.
La vigne a pu se ressourcer"Nous avons de la chance, précise Jean-Pierre Espeysse, car malgré cette année sèche, voire catastrophique, les 25 mm de pluie qui sont tombés le 25 juillet, ajoutés aux 22 mm du 2 août, ont permis à la vigne de se ressourcer. Cette pluie étalée l’a accompagnée vers une belle maturité, avec des grains bien pleins, donnant une belle concentration en sucre. De plus, cette année sèche a permis d’avancer sans aucune maladie à traiter. Si rien ne se met en travers, nous devrions avoir une année exceptionnelle".
Vers la mi-septembre pour les rougesSi les vendanges pour les blancs et les rosés débutent lundi 31 août et devraient durer quatre jours, pour les rouges, une attente de 15 jours à trois semaines, peut-être vers mi-septembre, s’impose encore.
"On craint encore quelques épisodes orageux, ajoute Claude Teulier, membre du directoire, mais force est de reconnaître que nous avons été bien épargnés jusqu’à maintenant. Pourvu que ça dure, car tant que le raisin n’est pas dans la cuve…"
"Nos vins sont reconnus et appréciés"Pour les vignerons, l’optimisme est donc de rigueur, si ce n’était pas cette petite ombre au tableau qui chiffonne le président du directoire : "Je souhaiterais que les habitants du territoire s’approprient davantage notre vignoble. Il suffirait que chacun achète une demi-bouteille (soit 3,50 €) pour que notre vigne soit définitivement pérennisée. Nous avons déjà la quantité et la qualité, mais nous devons faire encore mieux. On note quand même une augmentation des ventes sur les marchés, mais on doit viser plus de cavistes et de restaurateurs. Nos vins sont reconnus et appréciés, et ne sont pas trop élevés en alcool, ce qui est un avantage".
"Je vise une année référence"Pour Frédéric Thiollet, l’œnologue, "ce millésime devrait être très particulier, car arrosé de manière optimale. À priori, ce devrait être une belle réussite. Les blancs et les rosés ont atteint leur maturité aromatique, on peut les vendanger tout de suite. Pour les rouges, je ne me prononce pas encore, mais je vise une année référence, supérieure à 2022. Avec Jean-Pierre, nous allons faire un petit tour dans les vignes pour un dernier contrôle de maturité, définir la stratégie, et préparer le travail dans l’intérêt du chai".