Dans le département, la filière doit encaisser ces mesures dont l’application diffère d’une zone géologique à une autre. Néanmoins, à la mi-août, les besoins d’irrigation diminuent
Dans le département, la filière doit encaisser ces mesures dont l’application diffère d’une zone géologique à une autre. Néanmoins, à la mi-août, les besoins d’irrigation diminuent
Tous les paramètres sont dans le rouge. Les réserves d’eau pour soutenir le débit de la Garonne ont déjà largement été utilisées, il ne pleut pas significativement depuis trois mois, les vagues de chaleur intense commencées en mai s’enchaînent… En conséquence, comme attendu et annoncé par « Sud Ouest »
Tous les paramètres sont dans le rouge. Les réserves d’eau pour soutenir le débit de la Garonne ont déjà largement été utilisées, il ne pleut pas significativement depuis trois mois, les vagues de chaleur intense commencées en mai s’enchaînent… En conséquence, comme attendu et annoncé par « Sud Ouest », la préfecture de Gironde a renforcé les restrictions concernant l’usage de l’eau ; ces nouvelles règles sont entrées en vigueur ce mercredi 12 août. Et changent officiellement les pratiques agricoles locales.
L’arrêté du 16 juillet plaçait déjà une partie du Nord-Gironde et l’est du Libournais en situation de « crise ». Celle-ci a été étendue au nord du Libournais ainsi qu’à la pointe du Médoc. Dans ces secteurs, « l’irrigation agricole des cultures » est interdite. Le nord du bassin d’Arcachon, l’Entre-deux-Mers et le Sud-Médoc sont maintenus en « seuil d’alerte renforcé » ; les prélèvements sont réduits de moitié. Épargné jusqu’à présent par les consignes, le secteur de Saucats a été mis en « seuil d’alerte » (prélèvements réduits de 30 %).
Quant à la Garonne, « de l’entrée du département jusqu’à la commune de Casseuil », les prélèvements sont à présent interdits deux jours par semaine et les débits autorisés pour le système d’irrigation collectif réduit de 70 %.
L’irrigation est moins nécessaire à la mi-aoûtEn dépit de l’ampleur de ces mesures, le secteur agricole girondin ne devrait pas trop en pâtir. Prudents, les agriculteurs ne s’appuient pas sur les ressources en eau les plus fragiles qui s’effondrent l’été. « Ces zones dites en crise sont tous les ans dans cette situation », assure un agriculteur spécialiste de l’irrigation. De plus, les semis ont été précoces, la phase d’irrigation touche donc déjà à sa fin. Le maïs arrive à maturité, confirme la Chambre d’agriculture.
Quant à la culture la plus répandue sur la surface du département, la vigne, celle-ci n’est pas concernée par les restrictions de prélèvements d’eau : son irrigation et arrosage sont interdits quelle que soit la météo.