Le 28 juillet 2026, Zinédine Zidane succède à Didier Deschamps et prend les commandes des Bleus sous les yeux d’un pays conquis. Pour Éric Carrière, cette arrivée couronne une destinée et annonce un vestiaire français géré d’une manière bien particulière.
Le 28 juillet 2026, la nouvelle est tombée : Zinédine Zidane devient officiellement sélectionneur de l'équipe de France, sous contrat jusqu'à la Coupe du monde 2030. Pour beaucoup, voir Zidane à la tête des Bleus ressemblait à une évidence depuis longtemps. L'ancien milieu Éric Carrière, ex-coéquipier en sélection puis camarade d'études à Limoges, y voit même une forme de destinée. Dans son message publié par la Fédération française de football, Zidane promet : "Je donnerai tout pour que la France reste au sommet", tout en saluant les quatorze années de règne de Didier Deschamps. Carrière, lui, insiste dans L'Équipe sur un point clé de son management : pour Zidane, "les joueurs ne sont pas les outils de sa réussite". De quoi esquisser un scénario bien particulier pour la future vie du vestiaire tricolore.
Un rendez-vous attendu entre Zidane et les BleusNommé en 2012, Deschamps quitte les Bleus après quatorze ans, un titre mondial en 2018, une Ligue des nations en 2021 et deux finales majeures jouées. Son départ au lendemain du Mondial 2026 ouvre un espace que le président de la FFF Philippe Diallo confie à Zidane. Dans Le Monde, cette arrivée est décrite comme une évidence après des années d'attente, et un sondage Odoxa crédite ce choix de 84 % d'opinions favorables.
Pour Éric Carrière, un manager d’hommes avant toutL'angle de Carrière, dans L'Équipe, tient en une formule forte : pour Zidane, "les joueurs ne sont pas les outils de sa réussite". L'ex-entraîneur du Real Madrid, triple vainqueur de la Ligue des champions, a bâti sa crédibilité sur une gestion fine des égos aux côtés de Carlo Ancelotti puis en patron du vestiaire merengue. Les joueurs deviennent des partenaires de projet, pas de simples exécutants interchangeables.
Ce souci de l'humain s'est aussi forgé loin des pelouses, au CDES de Limoges, où Zidane a suivi entre 2012 et 2014 une formation classique avec Carrière, Olivier Dacourt et Greg Ursule. Ce dernier, directeur sportif de Rodez, se souvient dans L'Équipe d'un étudiant "avec son stylo et son cahier", captivé par les ressources humaines ou la gestion de crise, beaucoup moins par les chiffres : "Les matières financières, les cours sur la fiscalité du foot, tout ça, ça l'emmerdait", rapporte Le 10 Sport.
Un scénario balisé pour les Bleus jusqu’en 2030Zidane hérite, selon Le Monde, d'une équipe déjà puissante, loin du champ de ruines post-Knysna affronté par Deschamps en 2012. Sa feuille de route est claire : Ligue des nations 2026-2027 comme laboratoire, puis qualifications et Euro 2028, avant la Coupe du monde 2030 en point d'orgue. Dans ce cadre, la maxime "les joueurs ne sont pas les outils de sa réussite" laisse imaginer des cadres davantage associés aux choix et des jeunes intégrés par la responsabilisation plutôt que par la sanction.
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