Au Moulin Saint-Pierre, la famille Planes enseigne aux visiteurs l’oléiculture, l’art de cultiver des olives pour en extraire leur huile. Une tradition perpétuée depuis six générations dans le domaine large de 50...
Au Moulin Saint-Pierre, la famille Planes enseigne aux visiteurs l’oléiculture, l’art de cultiver des olives pour en extraire leur huile. Une tradition perpétuée depuis six générations dans le domaine large de 50 hectares à Millas.
Arbequines ou Koronéïki ? Au Moulin Saint-Pierre, les deux variétés d’olives s’étendent sur cinquante hectares. Pour faire "tourner le moulin", la famille Planes perpétue la tradition depuis six générations. Depuis six ans, c’est dans les mains des sœurs et frères, Manon et Victor Planes, que le domaine oléicole produit près de 30 000 litres d’huile d’olive par an.
On veut les plonger dans notre univers
Pour les deux Catalans qui ont "baigné dans l’huile" dès leur plus jeune âge, l’expérience des visiteurs est primordiale. "On veut les plonger dans notre univers pour leur transmettre notre passion", indique Manon Planes, âgée de 38 ans. Accueillis par la machine à vendanger qui permet de récolter les olives, les visiteurs s’immiscent dans le seul domaine oléicole des P-O. "Les machines comme celle-ci, elles se comptent sur les doigts de la main en France car elles demandent un travail d’aménagement colossal", spécifie le cadet de 32 ans. Une fois la porte du domaine poussée, les visiteurs sont accueillis par l’odeur de l’huile végétale mais surtout par Manon Planes, la sœur aînée de la famille qui s’occupe des ventes.
"Nous récoltons les olives quand elles sont encore vertes pour un goût plus herbacé", présente-t-elle devant le regard intrigué des visiteurs. "Certains passent nous voir chaque été, d’autres découvrent le mas pour la première fois", précise-t-elle. Malaxeur, décanteur-séparateur, centrifugeuse… Victor Planes, oléiculteur passionné, dévoile ensuite le processus du moulin pour "comprendre ce qui se cache derrière une bouteille d’huile d’olive". "Qui de mieux pour l’expliquer que celui qui le fait ?", indique sa sœur à son égard. En souriant, elle poursuit : "Certaines visites durent quelques minutes, d’autres s’étendent sur plus d’une heure. Ce n’est pas payant, on le fait vraiment pour transmettre la passion."
Une découverte ludique"Celle-ci pique, je préfère l’autre", "c’est drôle comme assemblage", "celle au citron, je l’adore !"… Munis de petites cuillères, les visiteurs circulent dans la boutique pour goûter les différentes variétés d’huiles proposées. Piquante, douce, amère, herbacée, végétale… Tous les palais y trouvent leur compte. "L’hiver, on se pose en cuisine et on teste de nouveaux mélanges. Il y a une dizaine d’aromatisées", indique Victor Planes aux visiteurs concentrés à analyser l’huile qu’ils ont en bouche. Basilic, citron, vanille, clémentine… Chez les Planes, l’huile d’olive devient la star des déclinaisons.
"90 % de nos ventes se font en direct", déclare Manon Planes pour justifier l’importance d’une expérience sensorielle. Se balader en voiturette électrique dans le domaine oléicole, participer à un jeu de pistes dans les champs d’oliviers et amandiers, ou encore déguster les différentes variétés d’huile dans la boutique… Toutes les générations sont stimulées pour créer une activité conviviale. "On a tout appris de nos parents", conclut Manon Planes avec reconnaissance.