Pour Noémie Fontaine, les épisodes de chaleur extrême ne relèvent plus de l’exception. Ils imposent désormais une remise en question profonde des pratiques agricoles. "Il faut réfléchir à l’avenir et trouver des...
Publié le 12/08/2026 à 05:15 , mis à jour à 05:31
Pour Noémie Fontaine, les épisodes de chaleur extrême ne relèvent plus de l’exception. Ils imposent désormais une remise en question profonde des pratiques agricoles. "Il faut réfléchir à l’avenir et trouver des cultures plus résilientes face à ces chaleurs de plus en plus présentes." L’enjeu ne se limite plus à préserver les récoltes. Il s’agit aussi de maintenir un équilibre écologique indispensable. Les insectes pollinisateurs, essentiels à la production, souffrent eux aussi des fortes températures. Préserver leur habitat devient un enjeu majeur, au même titre que protéger les cultures. L’agricultrice constate toutefois une évolution encourageante : ses clients comprennent davantage les difficultés rencontrées. Face à des étals parfois moins garnis, ils font preuve de compréhension. "Ils compatissent et comprennent que nous faisons le maximum." Pour elle, cette réalité doit aussi permettre de rappeler une évidence souvent oubliée : produire une alimentation locale n’a rien d’acquis. Derrière chaque panier de légumes se cachent des mois de travail, des investissements et une capacité d’adaptation permanente face à un climat devenu imprévisible. Entre fortes pluies hivernales, ressources en eau limitées et canicules répétées, le métier évolue rapidement. "C’est frustrant pour tout le travail et l’énergie que cela demande", reconnaît-elle. Pourtant, l’heure est déjà à la préparation de l’automne, avec une certitude : l’agriculture de demain devra conjuguer production, préservation de la biodiversité et adaptation au changement climatique. Une résilience devenue, plus que jamais, la clé pour continuer à nourrir le territoire.