Retrouvé mort à 50 ans dans son appartement parisien, Kavinsky laisse derrière lui une scène électro sous le choc. À ses côtés, une compagne très discrète, la styliste engagée Gaëlle Constantini, dont le parcours éclaire autrement le mythe du DJ.
La scène électro est en deuil : le DJ français Kavinsky, alias Vincent Belorgey, a été retrouvé mort à son domicile parisien le mardi 28 juillet 2026, à 50 ans. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet de Paris, sans élément suspect relevé sur place. Derrière cette icône révélée au monde avec Nightcall, la question revient en boucle : qui était la compagne de Kavinsky, restée dans l’ombre malgré la célébrité du musicien ? Depuis plusieurs années, c’est la créatrice de mode qui partageait sa vie. Rare dans les médias, le couple se montrait pourtant sur la scène parisienne, entre concerts et événements mode. On les a par exemple photographiés ensemble le 24 janvier 2018 lors de l’inauguration du bar Shelby à Paris, puis à des soirées où le DJ venait soutenir le travail de la styliste, loin des confidences publiques.
La mort de Kavinsky et une vie sentimentale protégéeL’artiste a été retrouvé sans vie alors qu’il se plaignait de maux de tête depuis plusieurs jours, une source policière citée par Le Figaro privilégiant la piste de l’accident vasculaire cérébral. Le parquet a précisé qu’"une enquête en recherche des causes de la mort est ouverte afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants". Le DJ avait accédé à une renommée mondiale grâce à Nightcall, présent sur la bande originale de Drive en 2011, et s’était encore illustré lors de la clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 aux côtés d’Angèle et de Phoenix.
La compagne de Kavinsky au cœur de la mode éthiqueNée près de Paris le 25 juillet 1979, cette dernière a grandi dans le sud de la France. Son père était responsable commercial chez Nina Ricci, sa mère, originaire du village espagnol de Las Nieves, lui a transmis un rapport fort à la nature. Après des études de commerce, elle a suivi en 2007 une formation de stylisme par correspondance à Paris. Deux ans plus tard, elle lance l’Atelier Gaëlle Constantini, marque de prêt-à-porter féminin fabriqué en France à partir de textiles existants : linge de maison, rideaux, vêtements de seconde main.
Au début des années 2010, la créatrice remporte le concours Who’s Next dédié aux jeunes talents, ce qui lui ouvre les portes de l’international, des États-Unis au Japon, avec une première ligne éco-responsable issue du recyclage de vêtements. Pionnière de la mode éthique et de l’upcycling, elle transforme draps, housses de couette ou rideaux en pièces féminines durables, produites en France, souvent dans des ateliers d’insertion. "J'avais envie de créer un engouement pour la mode éthique", expliquait-elle au média L’Info Durable, cité par Closer. Elle anime des masterclass d’upcycling dans son studio parisien et collabore avec Diesel, Adidas, Nike, Eco TLC ou encore la Ville de Paris, en s’approvisionnant notamment auprès de réseaux de seconde main comme Emmaüs, Guerrisol ou Le Relais.
Un couple discret entre musique, images et engagementSi le DJ protégeait jalousement sa vie privée, le duo apparaissait ponctuellement ensemble, toujours dans des cadres liés à la création. Lors du clip ProtoVision de Kavinsky, c’est Gaëlle Constantini qui est créditée comme styliste, preuve d’une collaboration à la fois professionnelle et intime. Leur histoire se jouait autant dans les clubs et les plateaux de tournage que dans l’atelier parisien où la créatrice réinventait des tissus promis au rebut.
Bien avant la disparition de Vincent Belorgey, elle avait déjà bâti un univers cohérent, salué dans les sphères green et mode. Aujourd’hui, la créatrice poursuit son ambition de déployer son projet à l’échelle mondiale pour répondre à la pollution textile et défendre une autre façon de s’habiller, en consommant moins et mieux, tandis que le public découvre progressivement, derrière le mythe Kavinsky, le visage de cette femme restée volontairement discrète.
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