Le président du Sis 2B estime que que les sapeurs-pompiers interviennent "au péril de leur sécurité" mais que "leur courage ne peut compenser indéfiniment les insuffisances des moyens aériens de l'État".
Le président du Sis 2B estime que que les sapeurs-pompiers interviennent "au péril de leur sécurité" mais que "leur courage ne peut compenser indéfiniment les insuffisances des moyens aériens de l'État".
Publié le 20/07/2026 19:44
Temps de lecture : 1min
Des pompiers lors d'une opération visant à maîtriser un feu en Corse-du-Sud, le 17 juillet 2026. (GRICHKA BEYSSON-LEANDRI / HANS LUCAS / VIA AFP)
"Les moyens aériens nationaux engagés ne sont plus à la hauteur des risques auxquels notre territoire est confronté", alerte le président du conseil d'administration du Service d'incendie et de secours de Haute-Corse (Sis 2B), Hyacinthe Vanni, dans un communiqué lundi, face à des feux d'une "intensité exceptionnelle" et soumis à des conditions météorologiques défavorables, explique-t-il.
Hyacinthe Vanni souligne que les sapeurs-pompiers du SIS 2B interviennent "sans relâche, dans des conditions extrêmement éprouvantes, au péril de leur sécurité", mais que "leur courage ne peut compenser indéfiniment les insuffisances des moyens aériens de l'État".
À franceinfo, le président du SIS 2B indique avoir bénéficié de l'intervention d'un avion Dash "une fois, sporadiquement, pendant une heure ou deux. Après, il a disparu avec des problèmes de relève […] La chance que l'on a eu, c'est que le vent ne s'est pas levé à ce moment-là, sinon on aurait été en difficulté avec des villages menacés et une forêt qui est magnifique et patrimoniale", explique Hyacinthe Vanni. "Il y a vraiment un dysfonctionnement", alerte-t-il.
Dans son communiqué, il précise que "l'absence ou l'insuffisance de ces moyens aériens adaptés dans une phase déterminante de la lutte a privé les équipes au sol d'un appui indispensable". Il estime que ces carences provoquent "des ruptures de continuité dans l'action opérationnelle", favorisant les reprises de feu et compromettant les efforts des secours, tout en augmentant les risques pour les intervenants, les habitants, les infrastructures et les espaces naturels.
Hyacinthe Vanni juge que cette situation empêche d'appliquer pleinement les principes de la stratégie nationale de lutte contre les feux de forêt, fondée sur une attaque "rapide, massive, coordonnée et continue" des incendies. Il estime qu'"il n'est plus acceptable" que les services départementaux d'incendie et de secours et l'état-major de zone soient contraints de multiplier les engagements humains pour compenser un déficit de moyens aériens nationaux, une situation qui, selon lui, expose davantage les personnels et accroît le risque d'accidents.
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